Introduction: Les Nations Unies viennent de publier un rapport recommandant un changement global vers une alimentation végétarienne pour le bien de la planète.

Argumentation: Alors que le nombre d’êtres humains atteindra environ 9 milliards en 2050, les régimes alimentaires des sociétés modernes, riches en viande et en produits laitiers, ne sont pas viables. Edgar Hertwich, l’auteur principal, affirme que les produits d’origine animale causent plus de dommages que les matériaux de construction tels que le sable, le ciment, le plastique et les métaux. Il dénonce aussi les cultures et la biomasse destinées aux animaux de consommation, qui ont le même poids environnemental que les énergies fossiles. Ce point de vue appuie les conseils de Lord Nicholas Stern qui prônait déjà le végétarisme il y a plusieurs mois, ceux de Rajendra Pachauri (présidente du groupe « Réchauffement Climatique » des Nations Unies) qui avait encouragé à éviter la viande au moins un jour par semaine pour réduire les émissions de CO2, ainsi que ceux d’Ernst von Weizsaecker (scientifique de l’environnement aux Nations Unies) qui indiquait que la majorité des terres cultivées étant destinées à l’industrie animale, la consommation de produits animaux augmente considérablement la consommation d’eau, d’engrais et de pesticides.

Conclusion: La production d’énergie et l’agriculture doivent être découplées de la croissance économique car les impacts sur l’environnement s’accroissent d’environ 80% pour chaque doublement des revenus. Les impacts en question sont: le réchauffement climatique, le changement d’habitat, les déchets liés aux engrais (nitrogène, phosphore), la sur-exploitation des pêcheries, la destruction des forêts, la génération d’espèces envahissantes, la pollution de l’eau et de l’air, l’exposition au plomb et aux micro-particules en zone urbaine. L’agriculture, et particulièrement les industries de la viande et des produits laitiers, sont responsables de 70% de la consommation globale en eau, 38% des terres utilisées, et 19% de l’émission des gaz a effet de serre.

Commentaire: Je suis d’accord avec cette proposition de découplage et avec le directeur du programme d’écologie industrielle de la Norwegian University of Science and Technology qui affirme que les pays en voie de développement ne doivent pas suivre notre modèle alors que c’est à nous de développer les technologies créatrices d’énergie renouvelable et de nouvelles méthodes d’irrigation. Mais je pense qu’il est nécessaire de faire un pas de plus: avant de considérer l’environnement de la Terre, ne faut-il pas considérer son environnement interne? Comment peut-on vouloir sauver la planète si par ailleurs on se pollue le corps et l’esprit avec un mode de vie contraire à celui pour lequel la Nature nous a conçus? Bien-entendu, je parle de nos régimes alimentaires qui incluent habituellement une consommation excessive de viande, de lait et d’alcool, et qui tuent la majorité des nutriments par cuisson, créant des carences qu’il faut compenser par l’ingestion de « superaliments » ultra-raffinés (vitamines, oligo-éléments, spiruline), oubliant que nous sommes physiologiquement et biologiquement bien plus adaptés aux fruits et aux légumes crus… Mais ça n’est pas tout. Les autres erreurs que nous commettons dans nos routines quotidiennes sont nombreuses: manque de sommeil, hyper-stimulation et état de stress continuel, vaccinations et utilisation de médicaments, exposition au soleil insuffisante, respiration d’air conditionné, manque d’activité physique… En bref, un manque de contact avec la Nature, notre Nature! Alors oui, bien-entendu, sauvons la planète, mais évitons l’exagération dans notre hypocrisie: nous ne pouvons pas changer le monde si nous ne commençons pas par nous changer nous-mêmes. Il faut nous changer intérieurement, nous « déséduquer », nous dépolluer avant d’agir à l’extérieur. Une fois n’est pas coutume, les pouvoirs publics paraissent nous guider vers le droit chemin mais leur message est dangereux car bien incomplet.

Une Réponse à “Unissons-Nous Aux Nations Unies, Mais Pas A L’Unisson!”

  1. Sabrina Dit:

    bien dis tout cela, et comme toi je pense que la planète ne pourras évoluer positivement que si les humains changent leur façon de se nourrir.
    Un peu de bon sens dans ce monde de fou serait déjà une bonne chose.

Répondre

Notifiez-moi les commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.