Le sommeil. Un vaste sujet dont je voulais parler sans tarder sur MichelNature.com, car il est l’une des composantes principales de la Santé.

L’action de dormir (car dormir est tout le contraire de l’inaction) devrait représenter une période égale à un tiers de notre vie, c’est-à-dire huit heures par jour pour l’adulte moyen. Cette durée doit être revue à la hausse pour les nourrissons, les enfants et les personnes stressant leur organisme plus que la moyenne, comme les athlètes (stress physique), les managers (stress mental), etc.

Comment savoir si l’on dort suffisamment? La réponse est simple: si l’on ne se sent pas fatigué! Avez-vous besoin d’une alarme pour vous tirer du lit le matin? Au lever, êtes-vous motivés pour continuer tous vos projets, et pour en commencer de nouveaux? Comment varie votre niveau d’énergie durant la journée: avez-vous besoin de stimulants? Un petit café après le déjeuner est-il nécessaire pour booster votre après-midi? En rentrant du travail, avez-vous tendance à dodeliner? Avant de vous engager dans une activité physique, votre corps est-il encore endolori par la précédente? Si vous faites du sport, quel est le niveau de force mentale nécessaire pour vous pousser à aller vous entraîner? Voila des exemples de questions paraissant appartenir au bon sens, mais que l’on évite souvent de se poser, car la société moderne nous éduque à nous surpasser, dès notre plus jeune age, pour être le meilleur, pour constamment accroître notre efficacité, pour gagner la compétition. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: il y a deux générations on dormait en moyenne une heure de plus par nuit, c’est-à-dire 15%! Autre statistique: la fatigue est la cause numéro un des accidents industriels. Voulez-vous connaître votre niveau de santé vis-à-vis du sommeil? Alors faites le test de somnolence d’Epworth, disponible par exemple ici, ici ou ici. Si votre score est plus de 6, vous devriez dormir plus, et il est sûr que de nombreux lecteurs de ce blog ont plus de 10!

J’ai moi-même fait les frais d’un manque de sommeil. Il est évident que ce manque a été l’un des facteurs principaux dans l’établissement de ma spondylarthrite ankylosante. Et je suis certain de pouvoir étendre cette affirmation à toutes les maladies auto-immunes: le stress excessif, non compensé par un sommeil suffisant (réparateur!) joue un rôle prépondérant dans la création de ces maladies. Ma logique est simple: les maladies auto-immunes n’existent que dans les sociétés modernes, où la privation de sommeil est monnaie courante. Dans mon cas, le stress était autant physique (pratique de l’ultra-marathon) que mental (emploi ayant des responsabilités de manager). J’étais très fatigué, étant constamment sur le qui-vive, brûlant la chandelle par les deux bouts, mais masquais ma fatigue de différentes manières: par une stimulation constante de mon corps (alimentation grasse et épicée) et une force mentale hors du commun (souvent propre aux ultra-marathoniens). Le ressentir de ma fatigue n’était pour moi qu’un nouveau challenge me permettant de repousser mes limites encore plus loin.

Tous les animaux dorment (sauf le requin, mais considérons-le comme une exception car généralement on évite ce genre de créatures…). Quelles sont les fonctions principales du sommeil? La regénération et la réparation de l’organisme et du cerveau, ainsi que le renforcement des systèmes immunitaire et cardio-vasculaire. La privation de sommeil affecte le cerveau en diminuant la clairvoyance mentale et les fonctions cognitives, rendant difficile la prise de décision. Elle trouble également l’appétit, pouvant le masquer ou au contraire instaurer un état boulimique. L’une des conséquences de cette privation est la recherche de stimulation sensorielle par la malbouffe, la cigarette, le café, la télévision, la musique excitante, etc., entraînant des spirales d’effets néfastes. Le sommeil est un état actif. Un exemple évident de cette activité est la phase REM (Rapid Eye Movement) durant laquelle les yeux se meuvent selon les ondes électro-magnétiques cérébrales.

La recherche démontre que la réparation du corps est la plus importante durant la première moitié de la nuit, alors que la seconde régénère les capacités mentales: une bonne raison pour aller se coucher avant minuit, surtout si vous êtes sportifs. Au fait, savez-vous que les kenyans sont allongés jusqu’à 18 heures par jour en période d’entraînement intensif? Beaucoup d’autres sportifs, comme le tennisman Federer, dorment au moins 10 heures par nuit. Vous avez des insomnies et pensez qu’un coucher tardif est nécessaire à votre endormissement? Cette raison ne tient pas debout. Il faut en rechercher la cause première et la résoudre. Vous pourriez par exemple avoir besoin d’accroître votre activité physique, de boire moins de café, de manger moins épicé, de manger en moindre quantité, de consommer votre dîner moins tard, de regarder moins de télévision, de vous relaxer plus… Réfléchissez, faites vos propres tests, demandez conseil à des personnes compétentes (évitant la médecine conventionnelle!) et vous trouverez. Votre but doit être l’inclusion d’une quantité de sommeil suffisante à votre routine journalière.

En conclusion, tâchons de garder à l’esprit que le sommeil n’est pas un coma mais une activité essentielle de notre existence, qu’il faut respecter intensément et pratiquer en quantité suffisante si l’on désire être en bonne santé. Toute atteinte à la durée et/ou la qualité du sommeil aura des conséquences négatives, de façon immédiate ou différée. Pour étendre vos connaissances, je vous conseille ce lien: Sommeil Et Vigilance au Travail. Sur ce, je vous souhaite une bonne gestion de votre sommeil et une bonne nuit. Ah, et continuez de dormir au lieu de sonner les matines!

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