Voici une petite introduction sur l’hygiénisme qui devrait clarifier ma position en matière de santé.

Bien que l’alimentation crudivore végétalienne hypolipidique soit en mesure d’apporter de nombreux avantages isolément, il est primordial de la replacer dans un contexte plus holistique de la santé, incarné par les principes de l’hygiénisme: répondre à nos besoins alimentaires de manière parfaite serait en effet une grossière erreur si en même temps nous négligions les autres besoins humains nécessaires à une vie saine, car seule une réponse globale à tous les besoins est capable de nous faire atteindre notre plein potentiel et la longévité à laquelle nous sommes destinés.

Les autres besoins humains de base sont:

- L’exposition de la peau aux rayons du soleil

- La respiration d’air frais et pur

- La pratique d’activité physique

- Le sommeil et le repos

- L’équilibre mental et émotionnel (donner et recevoir de l’amour, etc.)

- Le contact avec la nature et le vivant

Chaque besoin est spécifique à chaque individu, et pour chaque individu varie sans cesse, en fonction de tous les autres facteurs de vie (par exemple, une activité physique intense accroit les besoins alimentaires et de repos, en nécessitant plus de calories et un repos plus long, etc.)

Par conséquent, il n’y a pas de meilleur médecin que soi-même pour répondre aux questions de santé personnelle, et il est essentiel que chaque individu apprenne à se connaitre de plus en plus, en observant son corps et ses réactions, en étant constamment à l’écoute de ses messages, afin d’adapter et d’affiner son style de vie en fonction de la quantité et de la qualité de chaque besoin nécessaires à un moment donné. Il n’y a pas de recette miracle universelle pour la santé, seulement des principes fondamentaux à suivre.

C’est dans cette optique que l’hygiénisme aide chaque individu à identifier les excès ou les insuffisances de son mode de vie, en faisant usage du bon sens pour donner les conseils du rétablissement: nous avons besoin d’autant de sommeil que nécessaire pour récupérer d’une fluctuation des activités mentales, émotionnelles et physiques, nous avons besoin d’autant d’activité physique que nécessaire pour maintenir une masse musculaire adéquate, nous avons besoin de la quantité de nourriture nécessaire à une bonne digestion, une bonne assimilation et une bonne utilisation des nutriments, etc.

En présence de maladie, l’hygiénisme se concentre sur la suppression de la cause du mal plutôt que de ses symptômes. Cette méthode parait logique au vu de sa compatibilité avec les principes biologiques fondamentaux mais va à l’encontre du modèle de la médecine conventionnelle qui ne considère pas le rôle d’un milieu dénaturé comme la cause première des maladies, et qui d’habitude invite même les personnes malades à maintenir leur mode de vie malsain grâce à l’utilisation de médicaments nocifs parrainés par les sociétés pharmaceutiques.

En conclusion, l’hygiénisme est la vraie science de la santé, car elle se soucie effectivement des patients et tient compte de tous les aspects de la vie dans leur ensemble. C’est la raison pour laquelle je désigne l’hygiénisme comme « Permaculture de la Santé ». Le deuxième chapitre du livre « Permaculture – A Designers’ Manual » de Bill Mollison (le maître de la permaculture) est très intéressant dans sa façon de proposer 5 principes de conception qui me semblent être directement applicables au domaine de la santé:

1) « Travailler avec la nature, plutôt que contre elle »: il est clair que plus nos modes de vie se déconnectent de la nature, plus il y a de toxicité générée dans nos corps, affaiblissant notre immunité, et plus nous devenons susceptibles aux maladies.

2) « Le problème est la solution »: les symptômes des maladies sont à chérir plutôt qu’à supprimer, car ils nous permettent d’identifier les facteurs malsains de nos modes de vie, et ainsi d’effectuer les changements nécessaires au recouvrement de la santé. Les symptômes disparaissent naturellement une fois les changements opérés.

3) « Faire le moins de changements pour le plus grand effet possible »: nous tirerons toujours les plus grands bienfaits de l’identification et du traitement prioritaire de notre « maillon faible », c’est a dire le facteur de nos modes de vie qui crée la plus grande toxicité.

4) « Le rendement d’un système est théoriquement illimité »: lorsque nous aurons établi l’équilibre parfait entre tous les facteurs de nos modes de vie, nous ne serons plus jamais malades et pourrons accéder à la totalité de notre potentiel humain, qui est illimité ou du moins dépasse de très loin les limites que nous lui attribuons.

5) « Tout jardine (tout a un effet sur son environnement) »: toute modification d’un mode de vie équilibré et propre à un organisme en bonne santé, a des conséquences, et il est de notre devoir de les observer et d’y réagir le plus efficacement possible.

Et pour finir, voici une petite liste décrivants d’autres principes importants de l’hygiénisme:

- Les médicaments ne peuvent pas guérir. C’est le corps lui-même, et lui-seul, qui se guérit, une fois que l’ensemble des conditions de santé ont été restaurées, c’est à dire une fois que les modifications du mode de vie ont conduit à l’équilibre adéquat entre tous les besoins humains fondamentaux. Les vaccins et la théorie affirmant que les microbes sont la source des maladies n’ont pas de sens.

- La tentative de rendre les gens malades bien-portants par l’utilisation d’agents et de substances qui rendent les gens bien-portants malades est irrationnelle et absurde.

- Le corps s’auto-construit, s’auto-défend, et s’auto-répare dès qu’il est placé dans les conditions adéquates.

- Il y a des limites programmées aux capacités individuelles de chaque organisme, et lorsque celles-ci sont dépassées les maux sont inévitables. Les excès ou les insuffisances des besoins de vie fondamentaux portent invariablement atteinte à la santé de l’organisme.

- La maladie est le symptôme d’un processus défensif, curatif, de réparation et d’adaptation en réponse aux substances et aux conditions défavorables au bon fonctionnement de l’organisme. Elle est un mécanisme de survie qui ne doit pas être détruit, conquis, vaincu, supprimé ou guéri.

- Les symptômes sont les messages de la situation interne du corps. Ils doivent être conservés.

- Les moyens que nous utilisons pour rétablir la santé (c’est-à-dire guérir) devraient être essentiellement les mêmes que ceux que nous utilisons pour préserver la santé. Et ces moyens sont tout simplement l’usage correct des besoins de vie fondamentaux et normaux.

- Le jeûne à l’eau, au sein de l’environnement le plus reposant possible, est généralement le moyen le plus rapide de restauration de la santé car il favorise la détoxication et la réparation du corps. Les conditions de jeûne optimales sont constituées par l’association des repos physiologique, physique, mental et sensoriel.

- L’acte crucial que l’homme doit accomplir est d’identifier et de juger ce qui est bon pour lui et ce qui est mal pour lui, c’est-à-dire ce qui est nécessaire au maintien de sa santé et de sa vie, ce qui est favorable à sa survie et ce qui compromet sa santé et conduit à la maladie.

- L’assurance-santé c’est prendre soin de soi.

Comme beaucoup, j’ai eu des problèmes d’acné lors de mon adolescence, et tout le monde autour de moi trouvait cela normal, car de nos jours c’est si commun.
- « C’est dû aux changements hormonaux qui se produisent dans ton corps. »
Ignorant et fragile, car l’adolescence est l’âge de la fragilité, j’acceptais le mensonge qu’il était nécessaire d’avoir une maladie de peau et d’être moche pour devenir un homme.
- « Ne t’en fais pas, c’est passager et ça se réglera tout seul avec l’âge. »
- « Mais c’est gênant, j’ai des points noirs et blancs sur toute la figure et même sur mes épaules! »
- « Si c’est gênant, allons voir un dermatologiste! »
Comme maman avait une bonne copine dermato, ce n’était pas la peine de me poser beaucoup de questions: moi aussi je voulais « guérir » de ce « mal ». Quelle ne fût pas ma stupéfaction le jour de la première consultation, lorsqu’on me demanda de signer un papier qui m’invitait à confirmer le choix de ce traitement et ma connaissance des effets secondaires (ils sont listés ci-dessous).
- « Mais pourquoi faut-il signer cette décharge? »
- « Parce qu’il le faut, sinon nous n’aurons pas le droit de commencer le traitement! »
- « Ah, d’accord. C’est vrai que de toute façon je suis un garçon. Au moins de mon côté je n’aurai pas besoin de prendre en plus un contraceptif. Il faudra juste que je me protège du soleil. »
En fait, ma lecture des effets secondaires du Roaccutane fût entière mais rapide, et je l’acceptais de suite car « comme pour tout médicament, il y a des effets secondaires, mais ils sont si rares qu’il faudrait vraiment ne pas avoir de chance pour que le destin nous choisisse. » Je ne me posais même pas la question de savoir pourquoi il fallait éviter le soleil… Pour moi qui passait tellement de temps dehors sur mon vélo, il allait falloir que je me protège maintenant. Oui, me « protéger » d’un facteur de vie tout à fait naturel, et même requis pour être en bonne santé… Hmmm, n’y aurait-il pas comme une contradiction? Je suppose qu’à l’adolescence on a pas besoin de connaître l’héliothérapie. Me voilà donc, condamné (car j’avais signé!) à suivre ce traitement qui assèche les yeux et les muqueuses – ça c’est sûr, c’est un effet primaire et non pas secondaire!

Vous pouvez aisément vous imaginer qu’aujourd’hui ma vision sur la situation a plus que légèrement changée. Je regrette à 100% de ne pas avoir été plus informé, et je considère le Roaccutane et tous les génériques à base d’isotrétinoïne (le mot scientifique) comme étant les pires des poisons, car leurs effets les plus pervers ne peuvent se révéler qu’après de longues années. Je sais maintenant que ces médicaments produisent sur l’organisme humain une intoxication à la vitamine A. Et après avoir lu hier cet article récent (Effets secondaires du Roaccutane: des poursuites en justice en France), avoir découvert le site de l’Association des Victimes du Roaccutane et Génériques (AVRG) et sachant que ma soeur est peut-être encore sous traitement, je ne pouvais m’empêcher d’écrire. Si je ne l’avais pas fait, je me serais senti coupable de « non-assistance à personne en danger ». Pour ma part, je suis convaincu que le Roaccutane a joué un rôle dans le développement de ma spondylarthrite ankylosante: arthralgie, affections osseuses, musculaires et digestives sont des effets avérés (voir ci-dessous) et qui peuvent persister ou se déclarer après la fin du traitement. Je suis aussi bien content de ne pas avoir été sujet aux tendances suicidaires – peut-être simplement que j’ai passé par de petites dépressions, qui sont aussi souvent vues comme normales (car « A l’adolescence, on ne sait plus trop qui on est! »). En bref, je vous en supplie, ne touchez pas au Roaccutane ou à tout autre générique à base d’isotrétinoïne!

Maintenant, vous voulez peut-être savoir comment vous débarrasser de vos points noirs?

Si oui, en premier lieu vous aller devoir accepter que l’acné, eh bien, ça n’est pas normal du tout! Certains me diraient alors: « Mais c’est bien connu, la majorité des ados en ont, et puis mon acné est apparue alors que je n’ai rien changé à mon mode de vie! » Ce à quoi je répondrais: « Toi tu n’as rien changé, mais ton corps, lui, a changé! » C’est évident, à l’adolescence le métabolisme change, car on se rapproche de l’âge adulte, la taille et le poids se stabilisent, et en conséquence des changements s’opèrent dans les mécanismes d’anabolisme (synthèse organique) et de catabolisme (processus de dégradation), c’est à dire entre autres la manière dont le corps gère sa toxicité: il ne la tolère plus autant qu’avant et le montre en donnant des boutons!

Pour le reste, je n’ai pas de « gomme acnéïque » ou d’autre produit miracle à vous conseiller pour effacer l’acné! Je ne peux que vous donner des pistes de réflexion, et ce sera à vous d’analyser votre mode de vie puis de décider des facteurs à changer pour reconstruire l’environnement plus sain qui vous redonnera une peau de bébé. CSoyez-en certains, cet environnement existe! Pour réduire la toxicité de votre corps, je vous suggère de prêter attention à votre alimentation en particulier, car elle est connue comme étant l’une des causes majeures de pollution interne de l’organisme. Essayez de manger plus de fruits et légumes crus et de manger moins gras notamment. Essayez de mettre en pratique mes autres conseils alimentaires. Un changement alimentaire radical et bien choisi est suffisant dans la majorité des cas. Un autre facteur lié directement à l’acné est le stress: essayez de le réduire au maximum. Dormez beaucoup, respectez votre corps, observez-le et écoutez tous ses messages car il vous parle, constamment! Si vous désirez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter en me donnant quelques détails de votre mode de vie: je me ferai un plaisir de vous aiguiller!

Je vous affirme en me fondant sur ma propre expérience que ça marche: aujourd’hui j’ai la peau la plus lisse et la plus douce dont je puisse me souvenir, peut-être seulement égalée par celle des fesses de babouins :)

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Effets connus du Roaccutane

Effets secondaires très communs:
- Légère éruption d’acné (hmmm, n’est-ce pas ce que l’on essaie de traiter?)
- Assèchement de la peau (mince, une autre affection de la peau!), des yeux (pas grave, on prend des gouttes), des lèvres et de toutes les autres muqueuses
- Fragilisation de la peau pouvant devenir permanente
- Démangeaisons
- Conjonctivite et irritation des yeux (pas facile pour le porteur de lentilles de contact que j’étais!)
- Rosacée (mince, des grandes tâches rouges sur le visage, souvent incurable!)
- Infection des cuticules (tiens, prône aux infections, ce médicament nous affaiblit?)
- Mal de dos, arthralgie (tiens, tiens, « arthralgie » ca veut dire douleurs articulaires)

Faut-il citer également les effets secondaires moins fréquents:
- Grosse éruption d’acné (mince alors, ca ne marche pas alors?)
- Augmentation du taux de sucre sanguin (euh, ca veut dire diabète ça!)
- Coagulation du sang ralentie (et si l’on se coupe alors, on peut mourir en 2 minutes?)
- Fatigue (c’est normal à l’adolescence, le corps change)

Et les effets secondaires rares:
- Réduction de la vision nocturne, persistante après la fin du traitement
- Cataracte et affection du nerf optique
- Disfonctions menstruelles
- Colite ulcéreuse, maladie de Crohn, syndrome du colon irritable, persistants après la fin du traitement
- Hépatite (pas grave, on se fait vacciner contre celles-ci!)
- Calcification extra-osseuses (pas grave, on y perd rien!)
- Psychose (tous les adolescents sont un peu fous)
- Dépression (activité cérébrale réduite de 20% dans le lobe frontal – les labos Roche ont été poursuivis en justice dû a des cas de suicide après avoir obtenu la preuve de l’effet sur des souris)
- Maladie dégénérative de disque et maladies osseuses persistantes après la fin du traitement (vous dites spondylo?)

La majorité d’entre nous est en guerre. Il faut le savoir, car pour ne pas y perdre sa peau il faut être bien armé. De plus, un bref état des lieux montre que le conflit en question est ignoré par la population quasi-entière. Malheureusement, je ne pourrai pas vous armer pour survivre au sein de ce conflit. Par contre je pourrai vous dire comment y mettre fin, sachant que l’armistice ne tient qu’à votre propre volonté. Vous avez un pouvoir de décision absolu sur l’issue de cette guerre.

Avant de décrire plus en détails de quelle guerre je parle, sachez d’abord que sa durée moyenne est généralement un peu moins de cent ans, et que les femmes sont d’habitude sur le front plus longtemps que les hommes. Vous l’avez peut-être deviné, oui, les cent ans, c’est votre vie, votre seul vrai capital sur cette Terre. Pour certaines personnes, celles qui ont une vie difficile, affectée par une santé fragile liée aux mauvais choix et motivations erronées de la société, cent ans ça peut paraître inaccessible. Pour d’autres, ceux qui n’abusent pas de leur organisme, cent ans c’est souvent court. Mais évitons le débat de la longévité humaine théorique (en moyenne les animaux vivent sept fois leur age de maturité – pour les hommes cela correspond à 150 ans) et intéressons-nous plutôt à l’état de notre organisme durant sa vieillesse.

Aujourd’hui, on meurt majoritairement des maladies cardio-vasculaires et du cancer. Cela veut souvent dire que les 5 ou 10 dernières années de vie sont une souffrance continuelle, dans un corps à peine capable de se mouvoir, dirigé par un cerveau comateux sous l’emprise des médicaments. Ce type de vieillesse n’est pas normal et pas naturel du tout: les animaux sauvages, eux, ne connaissent pas les attaques cardiaques, les triples pontages coronariens et les tumeurs.

Pour la guerre, patientez encore un peu, je dois d’abord finir de dessiner l’arrière-plan. La cause majeure des maladies cardio-vasculaires et du cancer, c’est une mauvaise alimentation. Tout le monde le sait, mais on préfère prendre des anti-coagulants et autres médicaments-nocifs-aux-effets-secondaires-pervers-enrichissant-les-groupes-pharmaceutiques, plutôt que de changer sa manière de manger. Pendant notre jeunesse nous abusons de notre organisme à chaque bouchée de nos repas et préparons ainsi notre vieillesse à devenir cette souffrance continuelle, dans ce corps quasi-invalide, devenant un fardeau si lourd à porter pour notre entourage…

Ah, j’en oubliais presque la guerre, il est maintenant temps! Les guerriers, ce sont vos globules blancs. Lorsque vous mangez des aliments cuits, savez-vous que votre corps répond à vos repas en lançant une armée entière de globules blancs dans son sang pour faire face à cette agression? La bataille dure plusieurs heures après chaque réfection. Tous les scientifiques le savent, c’est bien-entendu la leucocytose digestive, sauf que personne n’en tient compte, et que les Bolino et les barbecues sont toujours au menu! Notez que cet effet n’existe pas lors de la consommation d’une majorité d’aliments crus.

Une fois de plus, le bon sens permet de conclure très clairement, après une simple observation de la Nature: pour arrêter cette guerre perpétuelle, pour pouvoir dépenser votre énergie envers des causes plus nobles, ou simplement pour respecter un minimum votre corps, votre temple sur cette Terre, évitez la cuisson, ou augmentez au moins en grande quantité votre consommation de fruits et légumes crus.

Je ne regarde pas souvent la télévision (je dois dire que je planifie tout de même de regarder quelques matches de la coupe du monde de football…), mais hier il se trouve que j’étais proche du poste pendant un spot publicitaire.

Il est superflu de décrire les détails du produit dont il était question – sachez simplement qu’il s’agissait d’un nouveau médicament X, découvert par un laboratoire Y, bien-entendu soutenu par des résultats probants lors de son expérimentation « scientifique ».

Le message du spot allait ainsi: « N’attendez pas d’attraper un rhume! Prenez X dès maintenant et cela vous évitera les rhumes. X tue 99% des microbes et des virus. »

Ce message est si fort que je ne pouvais y rester indifférent. Il contient deux idées principales: le fait qu’un médicament puisse être préventif et le bénéfice de tuer les microbes et les virus.

De la prévention par prise de médicament? Pourquoi vouloir prévenir une maladie alors que nous nous sentons bien? N’est-ce pas pour vaincre des vieilles peurs bien ancrées, comme:

- Le manque de confiance en notre santé, que l’on a connue vacillante par le passé?

- La contamination « par le biais des autres » (contagion), parce que la proximité des autres peut nous « infecter »?

- La phobie du contact avec les microbes et les virus en général?

Ces peurs n’ont pas de fondement mais nous y sommes malheureusement attachés dur comme fer, du fait de notre éducation, car depuis notre plus jeune âge la propreté nous fut enseignée de manière exagérée et l’apprentissage des facteurs de la Vraie Santé à peine abordés.

Le manque de confiance en sa santé, et en soi de manière générale, se résume souvent à des expériences négatives passées qui nous ont marqués voire traumatisés. C’est pour cela qu’il est si important de féliciter nos enfants lors de leurs succès plutôt que de les critiquer lors de leurs échecs. Côté santé, nos possibles « faiblesses » sur un plan ou sur un autre sont pour la plupart dues à des erreurs que nous commettons depuis belle lurette dans nos styles de vie. Un peu de réflexion et de la volonté suffisante pour changer ces erreurs sont les seuls ingrédients nécessaires au rétablissement de notre capital confiance. Un exemple: vous ne dormez pas assez? Cela affecte votre système immunitaire: normal que vous « attrapiez » le premier rhume! En fait, c’est vous-même qui vous l’êtes donné. Dans une telle situation, mieux vaut se coucher et dormir, rattrapant le temps perdu, plutôt que de prendre la pilule préventive X ou le médicament Z.

Pour ce qui est de la contagion, rappelons-nous que c’est le milieu intérieur de notre corps, qui, lorsqu’il est affaibli, devient propice à la prolifération des microbes et autres virus. J’insiste sur le mot « prolifération », qui indique une multiplication anormale, plutôt qu’une présence: la présence est tout à fait normale et souhaitable, la prolifération ne l’est pas. Que dire alors des épidémies? Simplement qu’elles affectent les gens qui commettent les mêmes erreurs, en masse. On n’attrape jamais une maladie – on la rend possible. Aucune épidémie n’affecte 100% d’une population. Louis Pasteur, sur son lit de mort, affirma « le terrain est tout, le microbe n’est rien » confirmant la primordialité du milieu pour comprendre la santé, redonnant le crédit volé mais tant mérité aux recherches de son controversé confrère Antoine Béchamp. Si les phénomènes de contagion étaient si forts, Mère Térésa ne serait-elle pas morte de la lèpre?

Quant au sujet des microbes, si ils n’existaient pas, nous n’existerions pas non plus. Une vérité dure à digérer? Savez-vous que les bactéries présentes dans vos systèmes digestifs se comptent par kilos et qu’elles sont une condition nécessaire à la bonne absorption des nutriments? A quoi bon tenter de se donner du tonus digestif à l’aide de probiotiques et autres bifidus d’un coté si de l’autre nous exterminons toutes ces bactéries en prenant X ou des antibiotiques? Sommes-nous « pros » ou « antis »? Il y a une certaine contradiction dans la manière de présenter la santé dans nos sociétés dominées par le profit. Le savon, ça passe, les gels antiseptiques, ça casse!

En conclusion, gardons les yeux de nos esprits grand ouverts lors des bombardements publicitaires destructeurs de bon sens… Car l’Hygiénisme, et la Vraie Santé, ce ne sont que ça: du bon sens!