J’ai récemment été interviewé par le magnifique magazine Grandir Autrement pour témoigner de mon expérience de l’alimentation vivante. Mon témoignage apparaît dans le magazine lui-même, mais également sur cette page du blog Grandir Autrement, parmi beaucoup d’autres témoignages, sous la section « Alimentation Frugivore ». Attention, car il y a beaucoup d’informations et lire l’ensemble des témoignages risque de ne pas vous aider tellement, car les messages transmis sont assez contradictoires. C’est pour cette raison que je vous recopie mes mots ici:

« Depuis mes débuts sportifs, j’avais de l’intérêt pour les effets de l’alimentation sur mes performances, mais je n’avais jamais pris le temps d’étudier le sujet. En 2008, j’avais atteint une apogée dans mon mode de vie. J’étais parvenu au maximum de mes possibilités, professionnellement, physiquement et dans ma vie familiale. J’en faisais trop mais ne le percevais pas car je baignais dans un « nirvana mental » et stimulais continuellement tous mes sens. Une blessure me força au repos total, et soudainement je bénéficiais de près de 2 heures de temps libre par jour, ce qui me permit de faire des recherches et de découvrir l’alimentation vivante, puis l’ouvrage du Dr Doug Graham, The 80/10/10 Diet. Profitant de l’ouverture créée par le changement forcé de mon mode de vie et d’une période de plusieurs semaines où j’ai vécu seul, et n’aimant pas faire les choses à moitié, je décidais du jour au lendemain de m’alimenter selon les recommandations du Dr Graham, en consommant exclusivement des aliments d’origine végétale crus, complets, frais, mûrs et biologiques. Immédiatement, j’en ressentis des bénéfices conséquents : digestion facile, clarté d’esprit, meilleur sommeil, etc., et décidai de continuer à m’alimenter selon ce mode une fois ma famille revenue. Après bientôt trois ans d’alimentation 100 % crue, je n’ai aucun désir de faire marche arrière car les bénéfices sont bien trop importants : j’ai notamment guéri d’une maladie auto-immune réputée incurable. Je comprends de mieux en mieux le fonctionnement de mon corps, ses besoins caloriques et nutritionnels, et ses réponses aux prises alimentaires. J’évolue vers une vie de plus en plus instinctive. En bref, je m’établis dans ce régime pour le long terme, sans doute pour le reste de ma vie. Ma femme et mes enfants n’ont pas encore atteint le 100% cru, mais je n’ai pas la volonté qu’ils adoptent le même régime que moi. Mon souci principal est qu’ils comprennent les principes généraux de l’alimentation saine… On peut manger cru de manière bien pire que cuit, en commettant des erreurs fatales pour la santé ! Le livre The 80/10/10 Diet m’ayant tant apporté, j’ai commencé à organiser sa traduction. Le texte français devrait être publié début 2012. Je publie des articles à propos de l’alimentation crue et de l’hygiénisme sur mon blog : http://michelnature.com Avec ma famille, j’ai le projet de quitter le mode de vie moderne pour m’établir dans un jardin d’Eden, loin du stress. À suivre… »

Comme beaucoup, j’ai eu des problèmes d’acné lors de mon adolescence, et tout le monde autour de moi trouvait cela normal, car de nos jours c’est si commun.
- « C’est dû aux changements hormonaux qui se produisent dans ton corps. »
Ignorant et fragile, car l’adolescence est l’âge de la fragilité, j’acceptais le mensonge qu’il était nécessaire d’avoir une maladie de peau et d’être moche pour devenir un homme.
- « Ne t’en fais pas, c’est passager et ça se réglera tout seul avec l’âge. »
- « Mais c’est gênant, j’ai des points noirs et blancs sur toute la figure et même sur mes épaules! »
- « Si c’est gênant, allons voir un dermatologiste! »
Comme maman avait une bonne copine dermato, ce n’était pas la peine de me poser beaucoup de questions: moi aussi je voulais « guérir » de ce « mal ». Quelle ne fût pas ma stupéfaction le jour de la première consultation, lorsqu’on me demanda de signer un papier qui m’invitait à confirmer le choix de ce traitement et ma connaissance des effets secondaires (ils sont listés ci-dessous).
- « Mais pourquoi faut-il signer cette décharge? »
- « Parce qu’il le faut, sinon nous n’aurons pas le droit de commencer le traitement! »
- « Ah, d’accord. C’est vrai que de toute façon je suis un garçon. Au moins de mon côté je n’aurai pas besoin de prendre en plus un contraceptif. Il faudra juste que je me protège du soleil. »
En fait, ma lecture des effets secondaires du Roaccutane fût entière mais rapide, et je l’acceptais de suite car « comme pour tout médicament, il y a des effets secondaires, mais ils sont si rares qu’il faudrait vraiment ne pas avoir de chance pour que le destin nous choisisse. » Je ne me posais même pas la question de savoir pourquoi il fallait éviter le soleil… Pour moi qui passait tellement de temps dehors sur mon vélo, il allait falloir que je me protège maintenant. Oui, me « protéger » d’un facteur de vie tout à fait naturel, et même requis pour être en bonne santé… Hmmm, n’y aurait-il pas comme une contradiction? Je suppose qu’à l’adolescence on a pas besoin de connaître l’héliothérapie. Me voilà donc, condamné (car j’avais signé!) à suivre ce traitement qui assèche les yeux et les muqueuses – ça c’est sûr, c’est un effet primaire et non pas secondaire!

Vous pouvez aisément vous imaginer qu’aujourd’hui ma vision sur la situation a plus que légèrement changée. Je regrette à 100% de ne pas avoir été plus informé, et je considère le Roaccutane et tous les génériques à base d’isotrétinoïne (le mot scientifique) comme étant les pires des poisons, car leurs effets les plus pervers ne peuvent se révéler qu’après de longues années. Je sais maintenant que ces médicaments produisent sur l’organisme humain une intoxication à la vitamine A. Et après avoir lu hier cet article récent (Effets secondaires du Roaccutane: des poursuites en justice en France), avoir découvert le site de l’Association des Victimes du Roaccutane et Génériques (AVRG) et sachant que ma soeur est peut-être encore sous traitement, je ne pouvais m’empêcher d’écrire. Si je ne l’avais pas fait, je me serais senti coupable de « non-assistance à personne en danger ». Pour ma part, je suis convaincu que le Roaccutane a joué un rôle dans le développement de ma spondylarthrite ankylosante: arthralgie, affections osseuses, musculaires et digestives sont des effets avérés (voir ci-dessous) et qui peuvent persister ou se déclarer après la fin du traitement. Je suis aussi bien content de ne pas avoir été sujet aux tendances suicidaires – peut-être simplement que j’ai passé par de petites dépressions, qui sont aussi souvent vues comme normales (car « A l’adolescence, on ne sait plus trop qui on est! »). En bref, je vous en supplie, ne touchez pas au Roaccutane ou à tout autre générique à base d’isotrétinoïne!

Maintenant, vous voulez peut-être savoir comment vous débarrasser de vos points noirs?

Si oui, en premier lieu vous aller devoir accepter que l’acné, eh bien, ça n’est pas normal du tout! Certains me diraient alors: « Mais c’est bien connu, la majorité des ados en ont, et puis mon acné est apparue alors que je n’ai rien changé à mon mode de vie! » Ce à quoi je répondrais: « Toi tu n’as rien changé, mais ton corps, lui, a changé! » C’est évident, à l’adolescence le métabolisme change, car on se rapproche de l’âge adulte, la taille et le poids se stabilisent, et en conséquence des changements s’opèrent dans les mécanismes d’anabolisme (synthèse organique) et de catabolisme (processus de dégradation), c’est à dire entre autres la manière dont le corps gère sa toxicité: il ne la tolère plus autant qu’avant et le montre en donnant des boutons!

Pour le reste, je n’ai pas de « gomme acnéïque » ou d’autre produit miracle à vous conseiller pour effacer l’acné! Je ne peux que vous donner des pistes de réflexion, et ce sera à vous d’analyser votre mode de vie puis de décider des facteurs à changer pour reconstruire l’environnement plus sain qui vous redonnera une peau de bébé. CSoyez-en certains, cet environnement existe! Pour réduire la toxicité de votre corps, je vous suggère de prêter attention à votre alimentation en particulier, car elle est connue comme étant l’une des causes majeures de pollution interne de l’organisme. Essayez de manger plus de fruits et légumes crus et de manger moins gras notamment. Essayez de mettre en pratique mes autres conseils alimentaires. Un changement alimentaire radical et bien choisi est suffisant dans la majorité des cas. Un autre facteur lié directement à l’acné est le stress: essayez de le réduire au maximum. Dormez beaucoup, respectez votre corps, observez-le et écoutez tous ses messages car il vous parle, constamment! Si vous désirez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter en me donnant quelques détails de votre mode de vie: je me ferai un plaisir de vous aiguiller!

Je vous affirme en me fondant sur ma propre expérience que ça marche: aujourd’hui j’ai la peau la plus lisse et la plus douce dont je puisse me souvenir, peut-être seulement égalée par celle des fesses de babouins :)

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Effets connus du Roaccutane

Effets secondaires très communs:
- Légère éruption d’acné (hmmm, n’est-ce pas ce que l’on essaie de traiter?)
- Assèchement de la peau (mince, une autre affection de la peau!), des yeux (pas grave, on prend des gouttes), des lèvres et de toutes les autres muqueuses
- Fragilisation de la peau pouvant devenir permanente
- Démangeaisons
- Conjonctivite et irritation des yeux (pas facile pour le porteur de lentilles de contact que j’étais!)
- Rosacée (mince, des grandes tâches rouges sur le visage, souvent incurable!)
- Infection des cuticules (tiens, prône aux infections, ce médicament nous affaiblit?)
- Mal de dos, arthralgie (tiens, tiens, « arthralgie » ca veut dire douleurs articulaires)

Faut-il citer également les effets secondaires moins fréquents:
- Grosse éruption d’acné (mince alors, ca ne marche pas alors?)
- Augmentation du taux de sucre sanguin (euh, ca veut dire diabète ça!)
- Coagulation du sang ralentie (et si l’on se coupe alors, on peut mourir en 2 minutes?)
- Fatigue (c’est normal à l’adolescence, le corps change)

Et les effets secondaires rares:
- Réduction de la vision nocturne, persistante après la fin du traitement
- Cataracte et affection du nerf optique
- Disfonctions menstruelles
- Colite ulcéreuse, maladie de Crohn, syndrome du colon irritable, persistants après la fin du traitement
- Hépatite (pas grave, on se fait vacciner contre celles-ci!)
- Calcification extra-osseuses (pas grave, on y perd rien!)
- Psychose (tous les adolescents sont un peu fous)
- Dépression (activité cérébrale réduite de 20% dans le lobe frontal – les labos Roche ont été poursuivis en justice dû a des cas de suicide après avoir obtenu la preuve de l’effet sur des souris)
- Maladie dégénérative de disque et maladies osseuses persistantes après la fin du traitement (vous dites spondylo?)

Introduction: Les Nations Unies viennent de publier un rapport recommandant un changement global vers une alimentation végétarienne pour le bien de la planète.

Argumentation: Alors que le nombre d’êtres humains atteindra environ 9 milliards en 2050, les régimes alimentaires des sociétés modernes, riches en viande et en produits laitiers, ne sont pas viables. Edgar Hertwich, l’auteur principal, affirme que les produits d’origine animale causent plus de dommages que les matériaux de construction tels que le sable, le ciment, le plastique et les métaux. Il dénonce aussi les cultures et la biomasse destinées aux animaux de consommation, qui ont le même poids environnemental que les énergies fossiles. Ce point de vue appuie les conseils de Lord Nicholas Stern qui prônait déjà le végétarisme il y a plusieurs mois, ceux de Rajendra Pachauri (présidente du groupe « Réchauffement Climatique » des Nations Unies) qui avait encouragé à éviter la viande au moins un jour par semaine pour réduire les émissions de CO2, ainsi que ceux d’Ernst von Weizsaecker (scientifique de l’environnement aux Nations Unies) qui indiquait que la majorité des terres cultivées étant destinées à l’industrie animale, la consommation de produits animaux augmente considérablement la consommation d’eau, d’engrais et de pesticides.

Conclusion: La production d’énergie et l’agriculture doivent être découplées de la croissance économique car les impacts sur l’environnement s’accroissent d’environ 80% pour chaque doublement des revenus. Les impacts en question sont: le réchauffement climatique, le changement d’habitat, les déchets liés aux engrais (nitrogène, phosphore), la sur-exploitation des pêcheries, la destruction des forêts, la génération d’espèces envahissantes, la pollution de l’eau et de l’air, l’exposition au plomb et aux micro-particules en zone urbaine. L’agriculture, et particulièrement les industries de la viande et des produits laitiers, sont responsables de 70% de la consommation globale en eau, 38% des terres utilisées, et 19% de l’émission des gaz a effet de serre.

Commentaire: Je suis d’accord avec cette proposition de découplage et avec le directeur du programme d’écologie industrielle de la Norwegian University of Science and Technology qui affirme que les pays en voie de développement ne doivent pas suivre notre modèle alors que c’est à nous de développer les technologies créatrices d’énergie renouvelable et de nouvelles méthodes d’irrigation. Mais je pense qu’il est nécessaire de faire un pas de plus: avant de considérer l’environnement de la Terre, ne faut-il pas considérer son environnement interne? Comment peut-on vouloir sauver la planète si par ailleurs on se pollue le corps et l’esprit avec un mode de vie contraire à celui pour lequel la Nature nous a conçus? Bien-entendu, je parle de nos régimes alimentaires qui incluent habituellement une consommation excessive de viande, de lait et d’alcool, et qui tuent la majorité des nutriments par cuisson, créant des carences qu’il faut compenser par l’ingestion de « superaliments » ultra-raffinés (vitamines, oligo-éléments, spiruline), oubliant que nous sommes physiologiquement et biologiquement bien plus adaptés aux fruits et aux légumes crus… Mais ça n’est pas tout. Les autres erreurs que nous commettons dans nos routines quotidiennes sont nombreuses: manque de sommeil, hyper-stimulation et état de stress continuel, vaccinations et utilisation de médicaments, exposition au soleil insuffisante, respiration d’air conditionné, manque d’activité physique… En bref, un manque de contact avec la Nature, notre Nature! Alors oui, bien-entendu, sauvons la planète, mais évitons l’exagération dans notre hypocrisie: nous ne pouvons pas changer le monde si nous ne commençons pas par nous changer nous-mêmes. Il faut nous changer intérieurement, nous « déséduquer », nous dépolluer avant d’agir à l’extérieur. Une fois n’est pas coutume, les pouvoirs publics paraissent nous guider vers le droit chemin mais leur message est dangereux car bien incomplet.

J’évite généralement de suivre les dernières tendances, de regarder la télé, d’aller au cinéma pour assister aux derniers films « cultes »… Il y a quelques semaines j’ai pourtant décidé de visionner le film « Avatar », tenant compte des commentaires positifs transmis par ma famille. J’ai donc profité d’un vol en avion avec la compagnie Emirates et son système de divertissement impressionnant (ICE) pour assister à ce film. Et je dois dire qu’il m’a inspiré la réflexion suivante: comme le personnage principal du film, Jake Sully, je désire moi-aussi embrasser Pandora. Laissez-moi vous expliquer comment j’en suis venu à cette identification… Rappelez-vous d’abord que Jake le marine, paraplégique, regagne l’usage de ses jambes une fois transformé en son avatar. Et qu’au sein de la société des aborigènes de Pandora, les Na’vis, il découvre également un monde plus évolué spirituellement que technologiquement, tirant son essence de la proximité de la nature. De mon côté, je pense avoir évolué dans ma vie un peu à la façon de Jake. En effet, comme lui, j’ai été affecté par un gros handicap physique (la spondylarthrite ankylosante qui m’empêcha de courir et même par moments de marcher correctement pendant près d’un an, me faisant beaucoup souffrir, physiquement et mentalement) mais j’ai fait des découvertes importantes sur la santé qui m’ont permises de:

- Retrouver l’usage complet de mon corps

- Découvrir le monde de l’hygiénisme et de l’alimentation crudivore, basé 100% sur nos besoins naturels et la nature en général

- Me découvrir moi-même, car après avoir embrassé ce mode de vie j’ai eu l’impression d’être moi-même pour la première fois de ma vie, tellement ma clarté mentale augmenta, me laissant libre de toute contrainte, rendant facile le fait de ne pas succomber à toutes les tentations du monde moderne, qui me paraissent maintenant si éphémères

- Enfin, de découvrir un nouveau but de vie, une cause pour laquelle je désire consacrer de plus en lus de temps, pour parvenir à m’y dédier entièrement lorsque ce sera possible: la divulgation de mes connaissances en matière de nutrition et de santé à tous mes proches, à mes amis, et à la France, qui manque cruellement d’éducation en matière d’hygiénisme

Aujourd’hui, si j’avais à faire un choix, ce serait sans hésiter mon monde de Pandora, comme Jake. Ce blog est d’ailleurs la preuve de mon entrée dans Pandora. Sauf que j’ai encore un pied dans l’autre monde… Alors actuellement je me pose même la question de la compatibilité entre la société moderne et mon monde de Pandora. Peut-être qu’il y a incompatibilité. Quelle est la nécessité de la technologie, des diplomes, d’un bon job, du carriérisme attisant la cupidité, de l’argent, si ceux-ci nous éloignent de plus en plus de notre vraie Nature? Peut-être faudra-t-il que j’abandonne certaines vieilles ambitions pour mieux embrasser ma nouvelle vie et réussir à atteindre mon nouveau but? C’est l’avenir qui nous le dira.

Pour l’instant, rappelons-nous un adage que tout le monde connais si bien mais qui est si difficile d’appliquer dans notre routine quotidienne de métro-boulot-techno-do (où le « dodo » est malheureusement réduit à un simple « do »): Carpe Diem. Vivre chaque jour tel qu’il se présente à nous, et laisser la journée se dérouler comme elle se doit, dans le calme. Penser continuellement au futur, et resasser continuellement nos erreurs du passé ne peuvent avoir que des effets nocifs sur nos vies. C’est le moment présent qu’il faut embrasser pleinement, en étant conscient de l’endroit où l’on se trouve, des gens qui nous entourent, de notre corps, de notre posture et de notre respiration… Carpe Diem, c’est pour sûr un passe-partout qui ouvre beaucoup de portes sur le chemin d’une santé épanouie!

Introduction: Une étude de 3 ans menée par Paul Kenny du Scripps Research Institute in Jupiter (Floride) sur des rats démontre que leur attachement aux aliments raffinés gras et sucrés est si prononcé qu’ils sont capables de souffrir pour les obtenir. Source: The New Zeland Herald, 30 Mars 2010

Observations: Une fois servis des saucisses, du lard fri, et des gâteaux au fromages, les rats adoptaient un comportement compulsif, qui ne pouvait être résolu par un changement de régime alimentaire. Les rats devenaient rapidement accrocs à la malbouffe et se soumettaient volontairement à des décharges électriques pour accéder aux aliments raffinés plutôt qu’aux aliments naturels typiques d’un régime de rats (légumes crus). De plus les rats ingéraient un nombre de calories bien supérieur à leur habitude, en dépit de l’électrisation, pour assouvir leur addiction, une fois leurs besoins caloriques réels atteints. Au final ils perdaient contrôle de leur régime alimentaire au point de jeûner pendant deux semaines une fois coupés de la malbouffe, et ce malgré la présence de leur nourriture normale.

Explications: Les aliments raffinés opèrent des transformations neuro-chimiques dans le cerveau, similaires à celles observées chez les drogués. Cela serait dû à l’effet hyper-stimulant des aliments gras et sucrés sur les récepteurs de la dopamine, l’une des substances essentielles à l’établissement du sentiment de plaisir envers la nourriture, le sexe et la drogue. Comme chez les rats, les humains ayant un faible nombre de récepteurs de dopamine ont un risque plus élevé de devenir accrocs. Ils tendent à adopter des comportements compulsifs qui stimulent les parties de leurs cerveaux moins sensibles à la génération du plaisir. Un effet notable: le corps réagit en diminuant l’activité et la réponse des récepteurs, initiant la spirale addictive de la dépendance.

Conclusion: Les méchanismes mis en jeux lors de notre consommation de malbouffe seraient donc similaires à ceux conduisant à l’addiction aux drogues. Il y aurait une vraie dépendance psychique et physique des aliments raffinés.

Commentaire: Il me parait logique que l’un des fléaux du monde d’aujourd’hui, l’obésité, ou pour le moins le surpoids, avec tout son panel de maladies associées (diabète, apnée du sommeil), soit si difficile à combattre. La recherche actuelle démontre qu’il est apparemment aussi difficile de se défaire d’une consommation d’aliments mauvais pour la santé que d’une addiction à l’héroine! Pour améliorer notre régime alimentaire, il serait donc bon de commencer par la consommation « d’aliments substitutifs » capables de jouer des tours à notre sens du goût et à notre perception du plaisir. Je suis en train de constituer une telle liste « d’aliments substitutifs » que je publierai dans un prochain article. En attendant, évitez de vous considérer comme drogués si vous êtes en pleine préparation d’un gâteau d’anniversaire ou d’un barbecue – c’est bien trop négatif et la négativité est capable à elle seule de créer de sérieux problèmes de santé – mais tâchez au moins d’y réfléchir à deux fois avant de prendre une autre merguez ou de vous resservir une part de forêt noire… demandez-vous d’abord si votre corps en a réellement besoin!

1er avril, 1er article sur ce blog, qui je le pense ne prendra que très rarement une voix humoristique pour traiter de son sujet principal: la santé. Date séléctionée pour l’image du poisson, car je considère que la majorité d’entre-vous avez la tête sous l’eau.

La notion de santé, telle qu’inculquée par la société « moderne », est malheureusement fausse car biaisée pour le profit. Je ne sais pas vous, mais de mon côté je trouve qu’il est difficile de respirer avec des branchies, en étant branché sur les médias principaux. Sortez votre tête de l’eau!

L’oxygène de l’air pur est tellement plus bienfaisant pour le corps et l’âme… Je vous garantis qu’une fois là dehors, ayant goûté aux fruits de la Nature, aux fruits propres à votre vraie nature, vous n’aurez plus envie d’y retourner, sous l’eau.

J’espère vous aider à émerger, mais cela nécessitera un effort de votre part. Pour y parvenir il faudra vous renseigner, vous documenter, vous couper des sources d’informations grand-public, et peut-être consulter ce blog. Je me propose de vous donner la main.

Durant les deux dernières années, j’en ai appris tellement au sujet de la santé que j’en déborde maintenant, et je désire en faire profiter les autres. Le message que je m’efforcerai de faire passer, c’est que pour atteindre la vraie Santé (qui sera définie dans un autre article) il suffit de respecter un certain nombre de règles, toutes bien simples car naturelles et évidentes lorsque le bon-sens a pu refaire surface avant l’asphyxie totale.