Voici une petite introduction sur l’hygiénisme qui devrait clarifier ma position en matière de santé.

Bien que l’alimentation crudivore végétalienne hypolipidique soit en mesure d’apporter de nombreux avantages isolément, il est primordial de la replacer dans un contexte plus holistique de la santé, incarné par les principes de l’hygiénisme: répondre à nos besoins alimentaires de manière parfaite serait en effet une grossière erreur si en même temps nous négligions les autres besoins humains nécessaires à une vie saine, car seule une réponse globale à tous les besoins est capable de nous faire atteindre notre plein potentiel et la longévité à laquelle nous sommes destinés.

Les autres besoins humains de base sont:

- L’exposition de la peau aux rayons du soleil

- La respiration d’air frais et pur

- La pratique d’activité physique

- Le sommeil et le repos

- L’équilibre mental et émotionnel (donner et recevoir de l’amour, etc.)

- Le contact avec la nature et le vivant

Chaque besoin est spécifique à chaque individu, et pour chaque individu varie sans cesse, en fonction de tous les autres facteurs de vie (par exemple, une activité physique intense accroit les besoins alimentaires et de repos, en nécessitant plus de calories et un repos plus long, etc.)

Par conséquent, il n’y a pas de meilleur médecin que soi-même pour répondre aux questions de santé personnelle, et il est essentiel que chaque individu apprenne à se connaitre de plus en plus, en observant son corps et ses réactions, en étant constamment à l’écoute de ses messages, afin d’adapter et d’affiner son style de vie en fonction de la quantité et de la qualité de chaque besoin nécessaires à un moment donné. Il n’y a pas de recette miracle universelle pour la santé, seulement des principes fondamentaux à suivre.

C’est dans cette optique que l’hygiénisme aide chaque individu à identifier les excès ou les insuffisances de son mode de vie, en faisant usage du bon sens pour donner les conseils du rétablissement: nous avons besoin d’autant de sommeil que nécessaire pour récupérer d’une fluctuation des activités mentales, émotionnelles et physiques, nous avons besoin d’autant d’activité physique que nécessaire pour maintenir une masse musculaire adéquate, nous avons besoin de la quantité de nourriture nécessaire à une bonne digestion, une bonne assimilation et une bonne utilisation des nutriments, etc.

En présence de maladie, l’hygiénisme se concentre sur la suppression de la cause du mal plutôt que de ses symptômes. Cette méthode parait logique au vu de sa compatibilité avec les principes biologiques fondamentaux mais va à l’encontre du modèle de la médecine conventionnelle qui ne considère pas le rôle d’un milieu dénaturé comme la cause première des maladies, et qui d’habitude invite même les personnes malades à maintenir leur mode de vie malsain grâce à l’utilisation de médicaments nocifs parrainés par les sociétés pharmaceutiques.

En conclusion, l’hygiénisme est la vraie science de la santé, car elle se soucie effectivement des patients et tient compte de tous les aspects de la vie dans leur ensemble. C’est la raison pour laquelle je désigne l’hygiénisme comme « Permaculture de la Santé ». Le deuxième chapitre du livre « Permaculture – A Designers’ Manual » de Bill Mollison (le maître de la permaculture) est très intéressant dans sa façon de proposer 5 principes de conception qui me semblent être directement applicables au domaine de la santé:

1) « Travailler avec la nature, plutôt que contre elle »: il est clair que plus nos modes de vie se déconnectent de la nature, plus il y a de toxicité générée dans nos corps, affaiblissant notre immunité, et plus nous devenons susceptibles aux maladies.

2) « Le problème est la solution »: les symptômes des maladies sont à chérir plutôt qu’à supprimer, car ils nous permettent d’identifier les facteurs malsains de nos modes de vie, et ainsi d’effectuer les changements nécessaires au recouvrement de la santé. Les symptômes disparaissent naturellement une fois les changements opérés.

3) « Faire le moins de changements pour le plus grand effet possible »: nous tirerons toujours les plus grands bienfaits de l’identification et du traitement prioritaire de notre « maillon faible », c’est a dire le facteur de nos modes de vie qui crée la plus grande toxicité.

4) « Le rendement d’un système est théoriquement illimité »: lorsque nous aurons établi l’équilibre parfait entre tous les facteurs de nos modes de vie, nous ne serons plus jamais malades et pourrons accéder à la totalité de notre potentiel humain, qui est illimité ou du moins dépasse de très loin les limites que nous lui attribuons.

5) « Tout jardine (tout a un effet sur son environnement) »: toute modification d’un mode de vie équilibré et propre à un organisme en bonne santé, a des conséquences, et il est de notre devoir de les observer et d’y réagir le plus efficacement possible.

Et pour finir, voici une petite liste décrivants d’autres principes importants de l’hygiénisme:

- Les médicaments ne peuvent pas guérir. C’est le corps lui-même, et lui-seul, qui se guérit, une fois que l’ensemble des conditions de santé ont été restaurées, c’est à dire une fois que les modifications du mode de vie ont conduit à l’équilibre adéquat entre tous les besoins humains fondamentaux. Les vaccins et la théorie affirmant que les microbes sont la source des maladies n’ont pas de sens.

- La tentative de rendre les gens malades bien-portants par l’utilisation d’agents et de substances qui rendent les gens bien-portants malades est irrationnelle et absurde.

- Le corps s’auto-construit, s’auto-défend, et s’auto-répare dès qu’il est placé dans les conditions adéquates.

- Il y a des limites programmées aux capacités individuelles de chaque organisme, et lorsque celles-ci sont dépassées les maux sont inévitables. Les excès ou les insuffisances des besoins de vie fondamentaux portent invariablement atteinte à la santé de l’organisme.

- La maladie est le symptôme d’un processus défensif, curatif, de réparation et d’adaptation en réponse aux substances et aux conditions défavorables au bon fonctionnement de l’organisme. Elle est un mécanisme de survie qui ne doit pas être détruit, conquis, vaincu, supprimé ou guéri.

- Les symptômes sont les messages de la situation interne du corps. Ils doivent être conservés.

- Les moyens que nous utilisons pour rétablir la santé (c’est-à-dire guérir) devraient être essentiellement les mêmes que ceux que nous utilisons pour préserver la santé. Et ces moyens sont tout simplement l’usage correct des besoins de vie fondamentaux et normaux.

- Le jeûne à l’eau, au sein de l’environnement le plus reposant possible, est généralement le moyen le plus rapide de restauration de la santé car il favorise la détoxication et la réparation du corps. Les conditions de jeûne optimales sont constituées par l’association des repos physiologique, physique, mental et sensoriel.

- L’acte crucial que l’homme doit accomplir est d’identifier et de juger ce qui est bon pour lui et ce qui est mal pour lui, c’est-à-dire ce qui est nécessaire au maintien de sa santé et de sa vie, ce qui est favorable à sa survie et ce qui compromet sa santé et conduit à la maladie.

- L’assurance-santé c’est prendre soin de soi.

Comme beaucoup, j’ai eu des problèmes d’acné lors de mon adolescence, et tout le monde autour de moi trouvait cela normal, car de nos jours c’est si commun.
- « C’est dû aux changements hormonaux qui se produisent dans ton corps. »
Ignorant et fragile, car l’adolescence est l’âge de la fragilité, j’acceptais le mensonge qu’il était nécessaire d’avoir une maladie de peau et d’être moche pour devenir un homme.
- « Ne t’en fais pas, c’est passager et ça se réglera tout seul avec l’âge. »
- « Mais c’est gênant, j’ai des points noirs et blancs sur toute la figure et même sur mes épaules! »
- « Si c’est gênant, allons voir un dermatologiste! »
Comme maman avait une bonne copine dermato, ce n’était pas la peine de me poser beaucoup de questions: moi aussi je voulais « guérir » de ce « mal ». Quelle ne fût pas ma stupéfaction le jour de la première consultation, lorsqu’on me demanda de signer un papier qui m’invitait à confirmer le choix de ce traitement et ma connaissance des effets secondaires (ils sont listés ci-dessous).
- « Mais pourquoi faut-il signer cette décharge? »
- « Parce qu’il le faut, sinon nous n’aurons pas le droit de commencer le traitement! »
- « Ah, d’accord. C’est vrai que de toute façon je suis un garçon. Au moins de mon côté je n’aurai pas besoin de prendre en plus un contraceptif. Il faudra juste que je me protège du soleil. »
En fait, ma lecture des effets secondaires du Roaccutane fût entière mais rapide, et je l’acceptais de suite car « comme pour tout médicament, il y a des effets secondaires, mais ils sont si rares qu’il faudrait vraiment ne pas avoir de chance pour que le destin nous choisisse. » Je ne me posais même pas la question de savoir pourquoi il fallait éviter le soleil… Pour moi qui passait tellement de temps dehors sur mon vélo, il allait falloir que je me protège maintenant. Oui, me « protéger » d’un facteur de vie tout à fait naturel, et même requis pour être en bonne santé… Hmmm, n’y aurait-il pas comme une contradiction? Je suppose qu’à l’adolescence on a pas besoin de connaître l’héliothérapie. Me voilà donc, condamné (car j’avais signé!) à suivre ce traitement qui assèche les yeux et les muqueuses – ça c’est sûr, c’est un effet primaire et non pas secondaire!

Vous pouvez aisément vous imaginer qu’aujourd’hui ma vision sur la situation a plus que légèrement changée. Je regrette à 100% de ne pas avoir été plus informé, et je considère le Roaccutane et tous les génériques à base d’isotrétinoïne (le mot scientifique) comme étant les pires des poisons, car leurs effets les plus pervers ne peuvent se révéler qu’après de longues années. Je sais maintenant que ces médicaments produisent sur l’organisme humain une intoxication à la vitamine A. Et après avoir lu hier cet article récent (Effets secondaires du Roaccutane: des poursuites en justice en France), avoir découvert le site de l’Association des Victimes du Roaccutane et Génériques (AVRG) et sachant que ma soeur est peut-être encore sous traitement, je ne pouvais m’empêcher d’écrire. Si je ne l’avais pas fait, je me serais senti coupable de « non-assistance à personne en danger ». Pour ma part, je suis convaincu que le Roaccutane a joué un rôle dans le développement de ma spondylarthrite ankylosante: arthralgie, affections osseuses, musculaires et digestives sont des effets avérés (voir ci-dessous) et qui peuvent persister ou se déclarer après la fin du traitement. Je suis aussi bien content de ne pas avoir été sujet aux tendances suicidaires – peut-être simplement que j’ai passé par de petites dépressions, qui sont aussi souvent vues comme normales (car « A l’adolescence, on ne sait plus trop qui on est! »). En bref, je vous en supplie, ne touchez pas au Roaccutane ou à tout autre générique à base d’isotrétinoïne!

Maintenant, vous voulez peut-être savoir comment vous débarrasser de vos points noirs?

Si oui, en premier lieu vous aller devoir accepter que l’acné, eh bien, ça n’est pas normal du tout! Certains me diraient alors: « Mais c’est bien connu, la majorité des ados en ont, et puis mon acné est apparue alors que je n’ai rien changé à mon mode de vie! » Ce à quoi je répondrais: « Toi tu n’as rien changé, mais ton corps, lui, a changé! » C’est évident, à l’adolescence le métabolisme change, car on se rapproche de l’âge adulte, la taille et le poids se stabilisent, et en conséquence des changements s’opèrent dans les mécanismes d’anabolisme (synthèse organique) et de catabolisme (processus de dégradation), c’est à dire entre autres la manière dont le corps gère sa toxicité: il ne la tolère plus autant qu’avant et le montre en donnant des boutons!

Pour le reste, je n’ai pas de « gomme acnéïque » ou d’autre produit miracle à vous conseiller pour effacer l’acné! Je ne peux que vous donner des pistes de réflexion, et ce sera à vous d’analyser votre mode de vie puis de décider des facteurs à changer pour reconstruire l’environnement plus sain qui vous redonnera une peau de bébé. CSoyez-en certains, cet environnement existe! Pour réduire la toxicité de votre corps, je vous suggère de prêter attention à votre alimentation en particulier, car elle est connue comme étant l’une des causes majeures de pollution interne de l’organisme. Essayez de manger plus de fruits et légumes crus et de manger moins gras notamment. Essayez de mettre en pratique mes autres conseils alimentaires. Un changement alimentaire radical et bien choisi est suffisant dans la majorité des cas. Un autre facteur lié directement à l’acné est le stress: essayez de le réduire au maximum. Dormez beaucoup, respectez votre corps, observez-le et écoutez tous ses messages car il vous parle, constamment! Si vous désirez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter en me donnant quelques détails de votre mode de vie: je me ferai un plaisir de vous aiguiller!

Je vous affirme en me fondant sur ma propre expérience que ça marche: aujourd’hui j’ai la peau la plus lisse et la plus douce dont je puisse me souvenir, peut-être seulement égalée par celle des fesses de babouins :)

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Effets connus du Roaccutane

Effets secondaires très communs:
- Légère éruption d’acné (hmmm, n’est-ce pas ce que l’on essaie de traiter?)
- Assèchement de la peau (mince, une autre affection de la peau!), des yeux (pas grave, on prend des gouttes), des lèvres et de toutes les autres muqueuses
- Fragilisation de la peau pouvant devenir permanente
- Démangeaisons
- Conjonctivite et irritation des yeux (pas facile pour le porteur de lentilles de contact que j’étais!)
- Rosacée (mince, des grandes tâches rouges sur le visage, souvent incurable!)
- Infection des cuticules (tiens, prône aux infections, ce médicament nous affaiblit?)
- Mal de dos, arthralgie (tiens, tiens, « arthralgie » ca veut dire douleurs articulaires)

Faut-il citer également les effets secondaires moins fréquents:
- Grosse éruption d’acné (mince alors, ca ne marche pas alors?)
- Augmentation du taux de sucre sanguin (euh, ca veut dire diabète ça!)
- Coagulation du sang ralentie (et si l’on se coupe alors, on peut mourir en 2 minutes?)
- Fatigue (c’est normal à l’adolescence, le corps change)

Et les effets secondaires rares:
- Réduction de la vision nocturne, persistante après la fin du traitement
- Cataracte et affection du nerf optique
- Disfonctions menstruelles
- Colite ulcéreuse, maladie de Crohn, syndrome du colon irritable, persistants après la fin du traitement
- Hépatite (pas grave, on se fait vacciner contre celles-ci!)
- Calcification extra-osseuses (pas grave, on y perd rien!)
- Psychose (tous les adolescents sont un peu fous)
- Dépression (activité cérébrale réduite de 20% dans le lobe frontal – les labos Roche ont été poursuivis en justice dû a des cas de suicide après avoir obtenu la preuve de l’effet sur des souris)
- Maladie dégénérative de disque et maladies osseuses persistantes après la fin du traitement (vous dites spondylo?)

La majorité d’entre nous est en guerre. Il faut le savoir, car pour ne pas y perdre sa peau il faut être bien armé. De plus, un bref état des lieux montre que le conflit en question est ignoré par la population quasi-entière. Malheureusement, je ne pourrai pas vous armer pour survivre au sein de ce conflit. Par contre je pourrai vous dire comment y mettre fin, sachant que l’armistice ne tient qu’à votre propre volonté. Vous avez un pouvoir de décision absolu sur l’issue de cette guerre.

Avant de décrire plus en détails de quelle guerre je parle, sachez d’abord que sa durée moyenne est généralement un peu moins de cent ans, et que les femmes sont d’habitude sur le front plus longtemps que les hommes. Vous l’avez peut-être deviné, oui, les cent ans, c’est votre vie, votre seul vrai capital sur cette Terre. Pour certaines personnes, celles qui ont une vie difficile, affectée par une santé fragile liée aux mauvais choix et motivations erronées de la société, cent ans ça peut paraître inaccessible. Pour d’autres, ceux qui n’abusent pas de leur organisme, cent ans c’est souvent court. Mais évitons le débat de la longévité humaine théorique (en moyenne les animaux vivent sept fois leur age de maturité – pour les hommes cela correspond à 150 ans) et intéressons-nous plutôt à l’état de notre organisme durant sa vieillesse.

Aujourd’hui, on meurt majoritairement des maladies cardio-vasculaires et du cancer. Cela veut souvent dire que les 5 ou 10 dernières années de vie sont une souffrance continuelle, dans un corps à peine capable de se mouvoir, dirigé par un cerveau comateux sous l’emprise des médicaments. Ce type de vieillesse n’est pas normal et pas naturel du tout: les animaux sauvages, eux, ne connaissent pas les attaques cardiaques, les triples pontages coronariens et les tumeurs.

Pour la guerre, patientez encore un peu, je dois d’abord finir de dessiner l’arrière-plan. La cause majeure des maladies cardio-vasculaires et du cancer, c’est une mauvaise alimentation. Tout le monde le sait, mais on préfère prendre des anti-coagulants et autres médicaments-nocifs-aux-effets-secondaires-pervers-enrichissant-les-groupes-pharmaceutiques, plutôt que de changer sa manière de manger. Pendant notre jeunesse nous abusons de notre organisme à chaque bouchée de nos repas et préparons ainsi notre vieillesse à devenir cette souffrance continuelle, dans ce corps quasi-invalide, devenant un fardeau si lourd à porter pour notre entourage…

Ah, j’en oubliais presque la guerre, il est maintenant temps! Les guerriers, ce sont vos globules blancs. Lorsque vous mangez des aliments cuits, savez-vous que votre corps répond à vos repas en lançant une armée entière de globules blancs dans son sang pour faire face à cette agression? La bataille dure plusieurs heures après chaque réfection. Tous les scientifiques le savent, c’est bien-entendu la leucocytose digestive, sauf que personne n’en tient compte, et que les Bolino et les barbecues sont toujours au menu! Notez que cet effet n’existe pas lors de la consommation d’une majorité d’aliments crus.

Une fois de plus, le bon sens permet de conclure très clairement, après une simple observation de la Nature: pour arrêter cette guerre perpétuelle, pour pouvoir dépenser votre énergie envers des causes plus nobles, ou simplement pour respecter un minimum votre corps, votre temple sur cette Terre, évitez la cuisson, ou augmentez au moins en grande quantité votre consommation de fruits et légumes crus.

Le sommeil. Un vaste sujet dont je voulais parler sans tarder sur MichelNature.com, car il est l’une des composantes principales de la Santé.

L’action de dormir (car dormir est tout le contraire de l’inaction) devrait représenter une période égale à un tiers de notre vie, c’est-à-dire huit heures par jour pour l’adulte moyen. Cette durée doit être revue à la hausse pour les nourrissons, les enfants et les personnes stressant leur organisme plus que la moyenne, comme les athlètes (stress physique), les managers (stress mental), etc.

Comment savoir si l’on dort suffisamment? La réponse est simple: si l’on ne se sent pas fatigué! Avez-vous besoin d’une alarme pour vous tirer du lit le matin? Au lever, êtes-vous motivés pour continuer tous vos projets, et pour en commencer de nouveaux? Comment varie votre niveau d’énergie durant la journée: avez-vous besoin de stimulants? Un petit café après le déjeuner est-il nécessaire pour booster votre après-midi? En rentrant du travail, avez-vous tendance à dodeliner? Avant de vous engager dans une activité physique, votre corps est-il encore endolori par la précédente? Si vous faites du sport, quel est le niveau de force mentale nécessaire pour vous pousser à aller vous entraîner? Voila des exemples de questions paraissant appartenir au bon sens, mais que l’on évite souvent de se poser, car la société moderne nous éduque à nous surpasser, dès notre plus jeune age, pour être le meilleur, pour constamment accroître notre efficacité, pour gagner la compétition. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: il y a deux générations on dormait en moyenne une heure de plus par nuit, c’est-à-dire 15%! Autre statistique: la fatigue est la cause numéro un des accidents industriels. Voulez-vous connaître votre niveau de santé vis-à-vis du sommeil? Alors faites le test de somnolence d’Epworth, disponible par exemple ici, ici ou ici. Si votre score est plus de 6, vous devriez dormir plus, et il est sûr que de nombreux lecteurs de ce blog ont plus de 10!

J’ai moi-même fait les frais d’un manque de sommeil. Il est évident que ce manque a été l’un des facteurs principaux dans l’établissement de ma spondylarthrite ankylosante. Et je suis certain de pouvoir étendre cette affirmation à toutes les maladies auto-immunes: le stress excessif, non compensé par un sommeil suffisant (réparateur!) joue un rôle prépondérant dans la création de ces maladies. Ma logique est simple: les maladies auto-immunes n’existent que dans les sociétés modernes, où la privation de sommeil est monnaie courante. Dans mon cas, le stress était autant physique (pratique de l’ultra-marathon) que mental (emploi ayant des responsabilités de manager). J’étais très fatigué, étant constamment sur le qui-vive, brûlant la chandelle par les deux bouts, mais masquais ma fatigue de différentes manières: par une stimulation constante de mon corps (alimentation grasse et épicée) et une force mentale hors du commun (souvent propre aux ultra-marathoniens). Le ressentir de ma fatigue n’était pour moi qu’un nouveau challenge me permettant de repousser mes limites encore plus loin.

Tous les animaux dorment (sauf le requin, mais considérons-le comme une exception car généralement on évite ce genre de créatures…). Quelles sont les fonctions principales du sommeil? La regénération et la réparation de l’organisme et du cerveau, ainsi que le renforcement des systèmes immunitaire et cardio-vasculaire. La privation de sommeil affecte le cerveau en diminuant la clairvoyance mentale et les fonctions cognitives, rendant difficile la prise de décision. Elle trouble également l’appétit, pouvant le masquer ou au contraire instaurer un état boulimique. L’une des conséquences de cette privation est la recherche de stimulation sensorielle par la malbouffe, la cigarette, le café, la télévision, la musique excitante, etc., entraînant des spirales d’effets néfastes. Le sommeil est un état actif. Un exemple évident de cette activité est la phase REM (Rapid Eye Movement) durant laquelle les yeux se meuvent selon les ondes électro-magnétiques cérébrales.

La recherche démontre que la réparation du corps est la plus importante durant la première moitié de la nuit, alors que la seconde régénère les capacités mentales: une bonne raison pour aller se coucher avant minuit, surtout si vous êtes sportifs. Au fait, savez-vous que les kenyans sont allongés jusqu’à 18 heures par jour en période d’entraînement intensif? Beaucoup d’autres sportifs, comme le tennisman Federer, dorment au moins 10 heures par nuit. Vous avez des insomnies et pensez qu’un coucher tardif est nécessaire à votre endormissement? Cette raison ne tient pas debout. Il faut en rechercher la cause première et la résoudre. Vous pourriez par exemple avoir besoin d’accroître votre activité physique, de boire moins de café, de manger moins épicé, de manger en moindre quantité, de consommer votre dîner moins tard, de regarder moins de télévision, de vous relaxer plus… Réfléchissez, faites vos propres tests, demandez conseil à des personnes compétentes (évitant la médecine conventionnelle!) et vous trouverez. Votre but doit être l’inclusion d’une quantité de sommeil suffisante à votre routine journalière.

En conclusion, tâchons de garder à l’esprit que le sommeil n’est pas un coma mais une activité essentielle de notre existence, qu’il faut respecter intensément et pratiquer en quantité suffisante si l’on désire être en bonne santé. Toute atteinte à la durée et/ou la qualité du sommeil aura des conséquences négatives, de façon immédiate ou différée. Pour étendre vos connaissances, je vous conseille ce lien: Sommeil Et Vigilance au Travail. Sur ce, je vous souhaite une bonne gestion de votre sommeil et une bonne nuit. Ah, et continuez de dormir au lieu de sonner les matines!

Introduction: Une étude de 3 ans menée par Paul Kenny du Scripps Research Institute in Jupiter (Floride) sur des rats démontre que leur attachement aux aliments raffinés gras et sucrés est si prononcé qu’ils sont capables de souffrir pour les obtenir. Source: The New Zeland Herald, 30 Mars 2010

Observations: Une fois servis des saucisses, du lard fri, et des gâteaux au fromages, les rats adoptaient un comportement compulsif, qui ne pouvait être résolu par un changement de régime alimentaire. Les rats devenaient rapidement accrocs à la malbouffe et se soumettaient volontairement à des décharges électriques pour accéder aux aliments raffinés plutôt qu’aux aliments naturels typiques d’un régime de rats (légumes crus). De plus les rats ingéraient un nombre de calories bien supérieur à leur habitude, en dépit de l’électrisation, pour assouvir leur addiction, une fois leurs besoins caloriques réels atteints. Au final ils perdaient contrôle de leur régime alimentaire au point de jeûner pendant deux semaines une fois coupés de la malbouffe, et ce malgré la présence de leur nourriture normale.

Explications: Les aliments raffinés opèrent des transformations neuro-chimiques dans le cerveau, similaires à celles observées chez les drogués. Cela serait dû à l’effet hyper-stimulant des aliments gras et sucrés sur les récepteurs de la dopamine, l’une des substances essentielles à l’établissement du sentiment de plaisir envers la nourriture, le sexe et la drogue. Comme chez les rats, les humains ayant un faible nombre de récepteurs de dopamine ont un risque plus élevé de devenir accrocs. Ils tendent à adopter des comportements compulsifs qui stimulent les parties de leurs cerveaux moins sensibles à la génération du plaisir. Un effet notable: le corps réagit en diminuant l’activité et la réponse des récepteurs, initiant la spirale addictive de la dépendance.

Conclusion: Les méchanismes mis en jeux lors de notre consommation de malbouffe seraient donc similaires à ceux conduisant à l’addiction aux drogues. Il y aurait une vraie dépendance psychique et physique des aliments raffinés.

Commentaire: Il me parait logique que l’un des fléaux du monde d’aujourd’hui, l’obésité, ou pour le moins le surpoids, avec tout son panel de maladies associées (diabète, apnée du sommeil), soit si difficile à combattre. La recherche actuelle démontre qu’il est apparemment aussi difficile de se défaire d’une consommation d’aliments mauvais pour la santé que d’une addiction à l’héroine! Pour améliorer notre régime alimentaire, il serait donc bon de commencer par la consommation « d’aliments substitutifs » capables de jouer des tours à notre sens du goût et à notre perception du plaisir. Je suis en train de constituer une telle liste « d’aliments substitutifs » que je publierai dans un prochain article. En attendant, évitez de vous considérer comme drogués si vous êtes en pleine préparation d’un gâteau d’anniversaire ou d’un barbecue – c’est bien trop négatif et la négativité est capable à elle seule de créer de sérieux problèmes de santé – mais tâchez au moins d’y réfléchir à deux fois avant de prendre une autre merguez ou de vous resservir une part de forêt noire… demandez-vous d’abord si votre corps en a réellement besoin!