Après une longue pose, voici une longue prose, polémique, qui devrait combler les esprits pour commencer l’année 2014.

À la question de savoir si le végétarisme est nécessaire pour être en parfaite santé, l’hygiénisme a depuis longtemps été scindé en deux courants antagonistes: l’un prônant le végétarisme, voire le végétalisme, et l’autre clamant haut et fort qu’un tel régime alimentaire conduit forcément à des carences et donc des problèmes de santé. Aujourd’hui ces deux courants sont toujours bien actifs, avec d’un côté la minorité représentée par le docteur Doug Graham et son régime crudivore-frugivore hypo-lipidique 80/10/10, héritier des travaux de T.C. Fry, et de l’autre côté la majorité représentée par les docteurs renommés de la Natural Hygiene Association comme Alec Burton, Dr. Fielder, Dr. Vetrano, élèves de l’école « sheltonienne », encourageant une consommation minimale de produits animaux et même une certaine quantité d’aliments cuits.

Que faut-il en penser, et quelles conclusions pouvons-nous en tirer pour la gestion de notre santé ? Le végétarisme est-il nécessaire à l’épanouissement de notre organisme ?

Pour les lecteurs pressés, ma réponse à cette question difficile, c’est « Oui« . Et pour ceux qui désirent connaître mon raisonnement en détail, et comprendre qu’en fait, ma position n’est pas aussi tranchée qu’elle en a l’air, qu’ils continuent la lecture…

En premier lieu, reconnaissons que l’anthropologie prouve que l’homme possède un organisme similaire à celui des grands singes, ses caractéristiques démontrant à tous points de vue qu’il est bien plus destiné à la consommation de fruits et de végétaux que de produits animaux (dentition d’herbivore, mains de cueilleur, acidité limitée des sucs gastriques, longueur des intestins, etc.). Cela ne nous dit pas, par contre, si une part de l’alimentation ne devait pas être d’origine animale, car l’homme est omnivore, a des ancêtres chasseurs-cueilleurs, et a toutefois la capacité de digérer ces produits, en quantités limitées.

Listons ensuite quelques constats, qu’il ne sera pas nécessaire de détailler, car généralement acceptés par tous :

- L’industrie de la viande et du poisson d’aujourd’hui est décadente et la qualité de ces produits est très basse

- Les repas constitués en majeure partie de protéines animales (et contenant presque toujours une quantité importante de lipides) sont « lourds », c’est-à-dire bien plus difficiles à digérer que les repas végétariens. Comparez un sprint après un repas de viande et après un repas de bananes apportant le même nombre de calories…

- Les lobbies des industries de la viande et du poisson sont parvenus à nous faire sur-consommer ces produits

- La sur-consommation en général, mais surtout la sur-consommation d’aliments difficiles a digérer, donc de viande et de poisson, est génératrice de maladies

La logique implique par conséquent que si nous mangeons à la manière normée de notre société, ou si nous sommes malades, la réduction, voire la suppression des produits animaux est bienfaisante, voire nécessaire, au moins temporairement, à l’atteinte de notre plein potentiel, ou au recouvrement de notre pleine santé.

Bon, et qu’en est-il de ceux qui sont déjà crudivores, ou qui mangent déjà de façon plus « naturelle » ? Plusieurs études de référence, et même l’OMS, définissent que les besoins journaliers de protéines sont bien plus faibles que ce que l’on pense. Une loi facile à mémoriser est de se souvenir qu’ils sont généralement comblés lorsque nous avons consommé environ la moitié de notre poids de protides, en grammes. Par exemple, un homme de 70 kg devrait avoir ses besoins comblés, en moyenne, avec seulement 35 g de protéines par jour (l’OMS qualifiant « d’acceptable » jusqu’à 58 g). Sachant que suivant un régime de type 80/10/10 cette quantité de protéines est généralement ingérée au cours de la journée, à condition de ne pas oublier de manger beaucoup de laitue ou autres feuilles vertes, surgit alors la question de savoir si les protéines végétales peuvent totalement se substituer aux protéines animales. Malheureusement, je ne répondrai pas directement à cette question, car même les experts de la nutrition ne peuvent y répondre avec assurance absolue. Je me contenterai de vous suggérer des idées qui me sont dictées par le bon sens :

- Il existe d’innombrables cas de personnes, même fameuses, qui furent végétariennes pendant une grande partie de leur vie, et qui semblent avoir eu une vie exemplaire, ayant atteint leur plein potentiel physique et mental (artistes, sportifs, penseurs, etc.). L’absence de protéines animales pendant une longue, voire très longue période, est donc tout à fait possible.

- Les protéines étant importantes pour la croissance et la regénération cellulaire leur consommation moyenne devrait sans doute suivre une courbe décroissante durant notre vie, car la croissance est au maximum chez les bébés et au minimum chez les vieillards.

- En présence de pathologie, la solution hygiéniste par excellence est le jeûne. Seulement, notre addiction aux plaisirs de la bouche, combinée avec ses implications émotionnelles est telle que la majorité des gens ne sont pas capables de jeuner. D’accord, mais quelle est la deuxième meilleure solution ? Le repos de notre système digestif. C’est-à-dire, la diminution de la quantité d’aliments ingérée, et surtout la simplification des repas pour faciliter le travail de l’estomac et des intestins. Donc la suppression des aliments « lourds ». Donc la suppression des protéines animales !

- Pour toutes les personnes se sentant en pleine santé, et sentant avoir atteint leur plein potentiel (ayant déjà fait l’expérience du végétarisme pendant au moins quelques mois sans avoir découvert des capacités insoupçonnées), les produits animaux de qualité (difficiles à trouver) sont-ils recommandés ? Bien-entendu! Pourquoi pas ? Je pense que quelques centaines de grammes de viande ou de poisson, un œuf, et peut-être même un verre de lait, deux ou trois fois par semaine (aliments à consommer si possible crus, ou très peu cuits), peuvent bénéficier l’organisme, car se sont des protéines différentes des protéines végétales, qui entrent dans notre organisme de manière différente, participent à la construction cellulaire à leur manière, sont une source plus sûre de vitamine B12, sont les aliments « Yang » (cf. la médecine chinoise) qui permettent de nous relier à la terre, nous équilibrant en compensant l’effet « Yin » de presque tous les fruits et légumes crus, n’enfreignent pas forcément les ratios 80/10/10 (même si l’œuvre du Dr. Graham prône le végétalisme), etc.

- En hiver, et en règle générale à mesure que nous nous éloignons de l’équateur et atteignons des latitudes plus « froides », l’attraction, instinctive, vers les produits animaux semble augmenter, montrant qu’il existe quasi-certainement un réel besoin de couvrir un plus important ratio de nos calories journalières par les lipides et les protides, sans oublier qu’un autre effet des aliments « Yang » est leur capacité à réchauffer le corps.

- La majorité des informations disponibles sur Internet prônant le végétarisme ou le végétalisme sont biaisées par des idées éthiques ou politiques. En fait, végétarisme et végétalisme sont souvent adoptés après conversion à des idéologies de protection animale, d’anti-spécisme, etc., créant de vraies œillères faisant oublier de considérer les principes fondamentaux de la physiologie du corps humain, et même parfois le bon sens. Ainsi beaucoup de végétariens oublient d’écouter les messages basiques de leur corps et en viennent à consommer des super-aliments, à prendre des piqûres trimestrielles de vitamine B12, font face à de réels problèmes de santé, qui pourraient sans doute être résolus par l’acceptation d’inclure un minimum de produits animaux dans leurs réfections.

Revenons donc sur la conclusion hâtive du début d’article : j’écrivais « Oui » au végétarisme pour être sûr que les personnes pressées « s’empressent » d’augmenter leur consommation de fruits et légumes et réduisent leurs portions de viande et de poisson, car généralement cela bénéficiera grandement à leur organisme, et parce que je suis convaincu qu’il est impossible de créer des carences à court-terme (jusqu’à plusieurs années) en étant végétarien ou même végétalien. Mais si vous m’avez lu jusqu’ici, vous comprenez qu’il est tout à fait possible d’inclure des protéines animales dans notre régime alimentaire, tout en continuant de le décrire comme un régime sain ! Apres tout, pour battre le record d’ultra-running de 12 heures du géant grec Yiannis Kouros, on est oblige d’être en parfaite santé, et Zach Bitter, qui « tourne » sur un régime incorporant une quantité relativement importante de produits animaux (qu’il m’est tout de même bien difficile de qualifier de « Paléo » comme il plait aux fervents défenseurs de ce style d’alimentation), l’a fait! Il sera d’ailleurs intéressant de suivre l’évolution de son parcours sportif et alimentaire dans les prochaines années.

Sur ce, prenez soin de vos biftecks en 2014!

Beaucoup de gens sont convaincus que la santé désigne l’absence de maladie. Cette définition ne correspond pas au mode de pensée hygiéniste qui affirme que la santé est l’atteinte de son plein potentiel, à tous les niveaux: physique, physiologique et psychologique. Ainsi il n’est pas possible de clamer haut et fort que l’on est en bonne santé avant d’avoir expérimenté un mode de vie qui correspond mieux à celui pour lequel nous sommes conçus. Imaginez un athlète professionnel qui s’entraine avec une discipline parfaite, maitrisant tous les détails de ses mouvements, leur fréquence, leur durée et leur intensité, mais qui ne progresse plus. Il a atteint ce que la plupart des gens pourraient décrire comme la santé. Un jour l’athlète découvre l’alimentation crue et cela optimise le fonctionnement de son organisme de telle manière qu’il est alors capable de progresser encore, ce qui le transforme en champion… La santé au sens hygiéniste, c’est cette seconde situation, ou plutôt, c’est la situation qui, considérant tous les besoins vitaux et facteurs environnementaux, assure l’équilibre parfait de nos corps et esprits, à long terme. Pour terminer ce court article, je vous offre la traduction d’une citation de Bernarr MacFadden, l’un des pionniers du culturisme qui préconisait une approche globale de la santé:

« La santé est le bien le plus désirable de l’humanité. Il est le plus précieux, et pourtant, pour certains, la plus insaisissable de toutes les possessions. Sans sa présence tous les autres biens sont comparables au faible scintillement d’une bougie par rapport à la puissance et la gloire du soleil de midi, qu’elle représente. La possession de la santé transforme la vie en une joie perpétuelle. Rien n’intimide l’homme et la femme en possession de la santé. Rien ne les subjugue, rien ne les décourage, rien ne les domine. Elle est la source inaltérable de plaisirs indicibles et incalculables, et pourtant rarement appréciée avant le jour où ils ont disparu. Santé signifie vie, vigueur, spontanéité et énergie. Santé signifie clarté et force d’esprit, pureté et beauté de l’âme. La personne en bonne santé ne perçoit pas l’inconfort; elle le surpasse. Elle est le monarque absolu de toutes les situations. Elle domine la vie au lieu d’être dominée par elle. Elle n’est pas consciente des parties de son corps ou des fonctions qu’elles exercent. Elle est un être unifié, un homme entier, complet, dynamique, parfait, heureux, car en bonne santé. Pour une telle personne le travail est une joie, les obstacles sont des opportunités et les difficultés des moyens de triomphe total. Elle ne connaît pas la lassitude, la langueur, la fatigue et l’épuisement, à l’exception de la fatigue et de l’épuisement sains, faciles à recouvrer, provenant de la force et de la vigueur exercées avec plaisir. Elle est un centre rayonnant de la vie physique, mentale et spirituelle. Saisir sa main est un plaisir, regarder dans ses yeux est une joie, entendre sa voix donne des frissons, et puiser dans son esprit est une incitation à s’améliorer. La santé, toutes autres choses confondues, est ce qui engendre le champion, l’expert, le « capitaine », à tous les niveaux. Elle procure le courage, l’assurance, l’audace, l’agressivité de la vie. C’est elle qui rend l’initiative possible, donne l’opiniâtreté efficace d’un bulldog, et assure le succès. »

J’ai récemment été interviewé par le magnifique magazine Grandir Autrement pour témoigner de mon expérience de l’alimentation vivante. Mon témoignage apparaît dans le magazine lui-même, mais également sur cette page du blog Grandir Autrement, parmi beaucoup d’autres témoignages, sous la section « Alimentation Frugivore ». Attention, car il y a beaucoup d’informations et lire l’ensemble des témoignages risque de ne pas vous aider tellement, car les messages transmis sont assez contradictoires. C’est pour cette raison que je vous recopie mes mots ici:

« Depuis mes débuts sportifs, j’avais de l’intérêt pour les effets de l’alimentation sur mes performances, mais je n’avais jamais pris le temps d’étudier le sujet. En 2008, j’avais atteint une apogée dans mon mode de vie. J’étais parvenu au maximum de mes possibilités, professionnellement, physiquement et dans ma vie familiale. J’en faisais trop mais ne le percevais pas car je baignais dans un « nirvana mental » et stimulais continuellement tous mes sens. Une blessure me força au repos total, et soudainement je bénéficiais de près de 2 heures de temps libre par jour, ce qui me permit de faire des recherches et de découvrir l’alimentation vivante, puis l’ouvrage du Dr Doug Graham, The 80/10/10 Diet. Profitant de l’ouverture créée par le changement forcé de mon mode de vie et d’une période de plusieurs semaines où j’ai vécu seul, et n’aimant pas faire les choses à moitié, je décidais du jour au lendemain de m’alimenter selon les recommandations du Dr Graham, en consommant exclusivement des aliments d’origine végétale crus, complets, frais, mûrs et biologiques. Immédiatement, j’en ressentis des bénéfices conséquents : digestion facile, clarté d’esprit, meilleur sommeil, etc., et décidai de continuer à m’alimenter selon ce mode une fois ma famille revenue. Après bientôt trois ans d’alimentation 100 % crue, je n’ai aucun désir de faire marche arrière car les bénéfices sont bien trop importants : j’ai notamment guéri d’une maladie auto-immune réputée incurable. Je comprends de mieux en mieux le fonctionnement de mon corps, ses besoins caloriques et nutritionnels, et ses réponses aux prises alimentaires. J’évolue vers une vie de plus en plus instinctive. En bref, je m’établis dans ce régime pour le long terme, sans doute pour le reste de ma vie. Ma femme et mes enfants n’ont pas encore atteint le 100% cru, mais je n’ai pas la volonté qu’ils adoptent le même régime que moi. Mon souci principal est qu’ils comprennent les principes généraux de l’alimentation saine… On peut manger cru de manière bien pire que cuit, en commettant des erreurs fatales pour la santé ! Le livre The 80/10/10 Diet m’ayant tant apporté, j’ai commencé à organiser sa traduction. Le texte français devrait être publié début 2012. Je publie des articles à propos de l’alimentation crue et de l’hygiénisme sur mon blog : http://michelnature.com Avec ma famille, j’ai le projet de quitter le mode de vie moderne pour m’établir dans un jardin d’Eden, loin du stress. À suivre… »

Voici une petite introduction sur l’hygiénisme qui devrait clarifier ma position en matière de santé.

Bien que l’alimentation crudivore végétalienne hypolipidique soit en mesure d’apporter de nombreux avantages isolément, il est primordial de la replacer dans un contexte plus holistique de la santé, incarné par les principes de l’hygiénisme: répondre à nos besoins alimentaires de manière parfaite serait en effet une grossière erreur si en même temps nous négligions les autres besoins humains nécessaires à une vie saine, car seule une réponse globale à tous les besoins est capable de nous faire atteindre notre plein potentiel et la longévité à laquelle nous sommes destinés.

Les autres besoins humains de base sont:

- L’exposition de la peau aux rayons du soleil

- La respiration d’air frais et pur

- La pratique d’activité physique

- Le sommeil et le repos

- L’équilibre mental et émotionnel (donner et recevoir de l’amour, etc.)

- Le contact avec la nature et le vivant

Chaque besoin est spécifique à chaque individu, et pour chaque individu varie sans cesse, en fonction de tous les autres facteurs de vie (par exemple, une activité physique intense accroit les besoins alimentaires et de repos, en nécessitant plus de calories et un repos plus long, etc.)

Par conséquent, il n’y a pas de meilleur médecin que soi-même pour répondre aux questions de santé personnelle, et il est essentiel que chaque individu apprenne à se connaitre de plus en plus, en observant son corps et ses réactions, en étant constamment à l’écoute de ses messages, afin d’adapter et d’affiner son style de vie en fonction de la quantité et de la qualité de chaque besoin nécessaires à un moment donné. Il n’y a pas de recette miracle universelle pour la santé, seulement des principes fondamentaux à suivre.

C’est dans cette optique que l’hygiénisme aide chaque individu à identifier les excès ou les insuffisances de son mode de vie, en faisant usage du bon sens pour donner les conseils du rétablissement: nous avons besoin d’autant de sommeil que nécessaire pour récupérer d’une fluctuation des activités mentales, émotionnelles et physiques, nous avons besoin d’autant d’activité physique que nécessaire pour maintenir une masse musculaire adéquate, nous avons besoin de la quantité de nourriture nécessaire à une bonne digestion, une bonne assimilation et une bonne utilisation des nutriments, etc.

En présence de maladie, l’hygiénisme se concentre sur la suppression de la cause du mal plutôt que de ses symptômes. Cette méthode parait logique au vu de sa compatibilité avec les principes biologiques fondamentaux mais va à l’encontre du modèle de la médecine conventionnelle qui ne considère pas le rôle d’un milieu dénaturé comme la cause première des maladies, et qui d’habitude invite même les personnes malades à maintenir leur mode de vie malsain grâce à l’utilisation de médicaments nocifs parrainés par les sociétés pharmaceutiques.

En conclusion, l’hygiénisme est la vraie science de la santé, car elle se soucie effectivement des patients et tient compte de tous les aspects de la vie dans leur ensemble. C’est la raison pour laquelle je désigne l’hygiénisme comme « Permaculture de la Santé ». Le deuxième chapitre du livre « Permaculture – A Designers’ Manual » de Bill Mollison (le maître de la permaculture) est très intéressant dans sa façon de proposer 5 principes de conception qui me semblent être directement applicables au domaine de la santé:

1) « Travailler avec la nature, plutôt que contre elle »: il est clair que plus nos modes de vie se déconnectent de la nature, plus il y a de toxicité générée dans nos corps, affaiblissant notre immunité, et plus nous devenons susceptibles aux maladies.

2) « Le problème est la solution »: les symptômes des maladies sont à chérir plutôt qu’à supprimer, car ils nous permettent d’identifier les facteurs malsains de nos modes de vie, et ainsi d’effectuer les changements nécessaires au recouvrement de la santé. Les symptômes disparaissent naturellement une fois les changements opérés.

3) « Faire le moins de changements pour le plus grand effet possible »: nous tirerons toujours les plus grands bienfaits de l’identification et du traitement prioritaire de notre « maillon faible », c’est a dire le facteur de nos modes de vie qui crée la plus grande toxicité.

4) « Le rendement d’un système est théoriquement illimité »: lorsque nous aurons établi l’équilibre parfait entre tous les facteurs de nos modes de vie, nous ne serons plus jamais malades et pourrons accéder à la totalité de notre potentiel humain, qui est illimité ou du moins dépasse de très loin les limites que nous lui attribuons.

5) « Tout jardine (tout a un effet sur son environnement) »: toute modification d’un mode de vie équilibré et propre à un organisme en bonne santé, a des conséquences, et il est de notre devoir de les observer et d’y réagir le plus efficacement possible.

Et pour finir, voici une petite liste décrivants d’autres principes importants de l’hygiénisme:

- Les médicaments ne peuvent pas guérir. C’est le corps lui-même, et lui-seul, qui se guérit, une fois que l’ensemble des conditions de santé ont été restaurées, c’est à dire une fois que les modifications du mode de vie ont conduit à l’équilibre adéquat entre tous les besoins humains fondamentaux. Les vaccins et la théorie affirmant que les microbes sont la source des maladies n’ont pas de sens.

- La tentative de rendre les gens malades bien-portants par l’utilisation d’agents et de substances qui rendent les gens bien-portants malades est irrationnelle et absurde.

- Le corps s’auto-construit, s’auto-défend, et s’auto-répare dès qu’il est placé dans les conditions adéquates.

- Il y a des limites programmées aux capacités individuelles de chaque organisme, et lorsque celles-ci sont dépassées les maux sont inévitables. Les excès ou les insuffisances des besoins de vie fondamentaux portent invariablement atteinte à la santé de l’organisme.

- La maladie est le symptôme d’un processus défensif, curatif, de réparation et d’adaptation en réponse aux substances et aux conditions défavorables au bon fonctionnement de l’organisme. Elle est un mécanisme de survie qui ne doit pas être détruit, conquis, vaincu, supprimé ou guéri.

- Les symptômes sont les messages de la situation interne du corps. Ils doivent être conservés.

- Les moyens que nous utilisons pour rétablir la santé (c’est-à-dire guérir) devraient être essentiellement les mêmes que ceux que nous utilisons pour préserver la santé. Et ces moyens sont tout simplement l’usage correct des besoins de vie fondamentaux et normaux.

- Le jeûne à l’eau, au sein de l’environnement le plus reposant possible, est généralement le moyen le plus rapide de restauration de la santé car il favorise la détoxication et la réparation du corps. Les conditions de jeûne optimales sont constituées par l’association des repos physiologique, physique, mental et sensoriel.

- L’acte crucial que l’homme doit accomplir est d’identifier et de juger ce qui est bon pour lui et ce qui est mal pour lui, c’est-à-dire ce qui est nécessaire au maintien de sa santé et de sa vie, ce qui est favorable à sa survie et ce qui compromet sa santé et conduit à la maladie.

- L’assurance-santé c’est prendre soin de soi.

Aujourd’hui j’ai compilé pour vous une liste des bénéfices majeurs que vous pourrez rencontrer si vous adoptez comme moi une alimentation crudi-végétalienne hypolipidique. (« Hypolipidique », ça veut dire « dont le nombre de calories provenant des matières grasses est très limité par rapport aux régimes alimentaires standards ».)

- Digestion rapide et facile (absence de flatulences et ballonnements, pas de mauvaise haleine, absence de glaire, selles parfaites, élimination rapide et efficace)

- Affinement des sens du goût, de l’odorat et de la vue

- Immense clarté d’esprit et efficacité mentale accrue

- Amélioration mesurable des capacités physiques (récupération plus rapide, respiration plus facile, diminution du pouls, augmentation de l’endurance, de la force musculaire et de la flexibilité)

- Propreté sur tous les plans (absence d’odeur corporelle, pas de mauvaise odeur de la transpiration, des urines et les selles, plus besoin de shampooing ou de savon pour le corps, peau plus douce et non-grasse, teint éclatant, éclaircissement des pupilles et des sclérotiques, cheveux soyeux non-gras et sans pellicules, plus besoin de savon à vaisselle, plus de génération de déchets non-compostables)

- Humeur constante, état émotionnel positif et sérénité permanente

- Sentiment d’être plus vivant et d’exister pleinement, de faire un avec la nature, de prendre soin de la Terre, d’être vrai et fidèle à soi-même, sensibilité et ouverture d’esprit accrues, moins de jugement pour les autres

- Diminution de la sensibilité au soleil (plus de coups de soleils même sans crème solaire)

- Augmentation de l’estime de soi, disparition des comportements auto-destructeurs ainsi que de toutes tentations (toxicomanie, envie, luxure, etc.)

- Augmentation de la biophilie (amour pour la nature) et rapprochement avec les plantes et les animaux

- Amélioration globale de la santé (plus de maladie et de grippe, absence de frilosité, hydratation parfaite, poids et taux de graisse idéaux, composition parfaite du sang, sommeil réparateur et profond, grande énergie)

- Guérisons de maladies chroniques et problèmes de santé récurrents, parmi lesquels: l’asthme, le rhume, les sinusites, la toux, l’acné, l’eczéma, la rosacée, le psoriasis et autres problèmes de peau, les allergies de toutes sortes (même celles qui ne sont pas à priori liées à l’alimentation), la fatigue chronique, les douleurs et maladies articulaires, l’hypertension, le diabète, l’hypoglycémie, la dépression, la maladie d’Alzheimer, l’insomnie, la candidose, le déséquilibre hormonal, l’hyperthyroïdie, le syndrome prémenstruel et la dysménorrhée, la constipation et les hémorroïdes, le syndrome du côlon irritable, les aphtes et ulcères buccaux, les migraines et maux de tête, etc.

Voila! Si avec ça vous n’êtes pas encore convaincus, n’hésitez pas à me contacter, et je me ferai un grand plaisir de répondre à vos questions dès que je le pourrai!

« À proprement parler, un repas est composé de deux éléments: une nourriture spirituelle et une nourriture matérielle. Puisqu’un état d’esprit enjoué et des associations joyeuses nous permettent non seulement de profiter de nos aliments mais encore de mieux les digérer, l’amitié, la joie, le bon esprit, de bonnes anecdotes, de l’amour, et l’absence de distractions, d’irritations, d’amertume, etc. composent l’essence spirituelle d’un bon repas. La fatigue, la douleur, la colère, l’inflammation, la fièvre et les autres états émotionnels et physiques similaires ont pour effet d’assécher nos fontaines de sucs digestifs et de ralentir voire de stopper les mouvements normaux du tube digestif, conduisant à l’indigestion, l’inconfort et les empoisonnements. S’il y a de la douleur, de la fièvre et / ou de l’inflammation, sautez le repas; sautez autant de repas que nécessaire pour que les symptômes passent. Si vous êtes fatigué, reposez-vous un peu avant de manger. Il n’y a rien de mieux qu’une période de repos et de relaxation pour restaurer la vigueur fonctionnelle d’une personne fatiguée. Le rire favorise la relaxation et la tranquilité. À table laissez régner la paix et la joie en maîtres absolus. »

par le Dr Herbert M. Shelton, extrait du livre « Superior Nutrition » traduit en français par yours truly :)

Que dire de plus? Rien du tout! Parfois il est bon de garder le silence et de contempler pour se laisser inspirer…

Comme beaucoup, j’ai eu des problèmes d’acné lors de mon adolescence, et tout le monde autour de moi trouvait cela normal, car de nos jours c’est si commun.
- « C’est dû aux changements hormonaux qui se produisent dans ton corps. »
Ignorant et fragile, car l’adolescence est l’âge de la fragilité, j’acceptais le mensonge qu’il était nécessaire d’avoir une maladie de peau et d’être moche pour devenir un homme.
- « Ne t’en fais pas, c’est passager et ça se réglera tout seul avec l’âge. »
- « Mais c’est gênant, j’ai des points noirs et blancs sur toute la figure et même sur mes épaules! »
- « Si c’est gênant, allons voir un dermatologiste! »
Comme maman avait une bonne copine dermato, ce n’était pas la peine de me poser beaucoup de questions: moi aussi je voulais « guérir » de ce « mal ». Quelle ne fût pas ma stupéfaction le jour de la première consultation, lorsqu’on me demanda de signer un papier qui m’invitait à confirmer le choix de ce traitement et ma connaissance des effets secondaires (ils sont listés ci-dessous).
- « Mais pourquoi faut-il signer cette décharge? »
- « Parce qu’il le faut, sinon nous n’aurons pas le droit de commencer le traitement! »
- « Ah, d’accord. C’est vrai que de toute façon je suis un garçon. Au moins de mon côté je n’aurai pas besoin de prendre en plus un contraceptif. Il faudra juste que je me protège du soleil. »
En fait, ma lecture des effets secondaires du Roaccutane fût entière mais rapide, et je l’acceptais de suite car « comme pour tout médicament, il y a des effets secondaires, mais ils sont si rares qu’il faudrait vraiment ne pas avoir de chance pour que le destin nous choisisse. » Je ne me posais même pas la question de savoir pourquoi il fallait éviter le soleil… Pour moi qui passait tellement de temps dehors sur mon vélo, il allait falloir que je me protège maintenant. Oui, me « protéger » d’un facteur de vie tout à fait naturel, et même requis pour être en bonne santé… Hmmm, n’y aurait-il pas comme une contradiction? Je suppose qu’à l’adolescence on a pas besoin de connaître l’héliothérapie. Me voilà donc, condamné (car j’avais signé!) à suivre ce traitement qui assèche les yeux et les muqueuses – ça c’est sûr, c’est un effet primaire et non pas secondaire!

Vous pouvez aisément vous imaginer qu’aujourd’hui ma vision sur la situation a plus que légèrement changée. Je regrette à 100% de ne pas avoir été plus informé, et je considère le Roaccutane et tous les génériques à base d’isotrétinoïne (le mot scientifique) comme étant les pires des poisons, car leurs effets les plus pervers ne peuvent se révéler qu’après de longues années. Je sais maintenant que ces médicaments produisent sur l’organisme humain une intoxication à la vitamine A. Et après avoir lu hier cet article récent (Effets secondaires du Roaccutane: des poursuites en justice en France), avoir découvert le site de l’Association des Victimes du Roaccutane et Génériques (AVRG) et sachant que ma soeur est peut-être encore sous traitement, je ne pouvais m’empêcher d’écrire. Si je ne l’avais pas fait, je me serais senti coupable de « non-assistance à personne en danger ». Pour ma part, je suis convaincu que le Roaccutane a joué un rôle dans le développement de ma spondylarthrite ankylosante: arthralgie, affections osseuses, musculaires et digestives sont des effets avérés (voir ci-dessous) et qui peuvent persister ou se déclarer après la fin du traitement. Je suis aussi bien content de ne pas avoir été sujet aux tendances suicidaires – peut-être simplement que j’ai passé par de petites dépressions, qui sont aussi souvent vues comme normales (car « A l’adolescence, on ne sait plus trop qui on est! »). En bref, je vous en supplie, ne touchez pas au Roaccutane ou à tout autre générique à base d’isotrétinoïne!

Maintenant, vous voulez peut-être savoir comment vous débarrasser de vos points noirs?

Si oui, en premier lieu vous aller devoir accepter que l’acné, eh bien, ça n’est pas normal du tout! Certains me diraient alors: « Mais c’est bien connu, la majorité des ados en ont, et puis mon acné est apparue alors que je n’ai rien changé à mon mode de vie! » Ce à quoi je répondrais: « Toi tu n’as rien changé, mais ton corps, lui, a changé! » C’est évident, à l’adolescence le métabolisme change, car on se rapproche de l’âge adulte, la taille et le poids se stabilisent, et en conséquence des changements s’opèrent dans les mécanismes d’anabolisme (synthèse organique) et de catabolisme (processus de dégradation), c’est à dire entre autres la manière dont le corps gère sa toxicité: il ne la tolère plus autant qu’avant et le montre en donnant des boutons!

Pour le reste, je n’ai pas de « gomme acnéïque » ou d’autre produit miracle à vous conseiller pour effacer l’acné! Je ne peux que vous donner des pistes de réflexion, et ce sera à vous d’analyser votre mode de vie puis de décider des facteurs à changer pour reconstruire l’environnement plus sain qui vous redonnera une peau de bébé. CSoyez-en certains, cet environnement existe! Pour réduire la toxicité de votre corps, je vous suggère de prêter attention à votre alimentation en particulier, car elle est connue comme étant l’une des causes majeures de pollution interne de l’organisme. Essayez de manger plus de fruits et légumes crus et de manger moins gras notamment. Essayez de mettre en pratique mes autres conseils alimentaires. Un changement alimentaire radical et bien choisi est suffisant dans la majorité des cas. Un autre facteur lié directement à l’acné est le stress: essayez de le réduire au maximum. Dormez beaucoup, respectez votre corps, observez-le et écoutez tous ses messages car il vous parle, constamment! Si vous désirez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter en me donnant quelques détails de votre mode de vie: je me ferai un plaisir de vous aiguiller!

Je vous affirme en me fondant sur ma propre expérience que ça marche: aujourd’hui j’ai la peau la plus lisse et la plus douce dont je puisse me souvenir, peut-être seulement égalée par celle des fesses de babouins :)

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Effets connus du Roaccutane

Effets secondaires très communs:
- Légère éruption d’acné (hmmm, n’est-ce pas ce que l’on essaie de traiter?)
- Assèchement de la peau (mince, une autre affection de la peau!), des yeux (pas grave, on prend des gouttes), des lèvres et de toutes les autres muqueuses
- Fragilisation de la peau pouvant devenir permanente
- Démangeaisons
- Conjonctivite et irritation des yeux (pas facile pour le porteur de lentilles de contact que j’étais!)
- Rosacée (mince, des grandes tâches rouges sur le visage, souvent incurable!)
- Infection des cuticules (tiens, prône aux infections, ce médicament nous affaiblit?)
- Mal de dos, arthralgie (tiens, tiens, « arthralgie » ca veut dire douleurs articulaires)

Faut-il citer également les effets secondaires moins fréquents:
- Grosse éruption d’acné (mince alors, ca ne marche pas alors?)
- Augmentation du taux de sucre sanguin (euh, ca veut dire diabète ça!)
- Coagulation du sang ralentie (et si l’on se coupe alors, on peut mourir en 2 minutes?)
- Fatigue (c’est normal à l’adolescence, le corps change)

Et les effets secondaires rares:
- Réduction de la vision nocturne, persistante après la fin du traitement
- Cataracte et affection du nerf optique
- Disfonctions menstruelles
- Colite ulcéreuse, maladie de Crohn, syndrome du colon irritable, persistants après la fin du traitement
- Hépatite (pas grave, on se fait vacciner contre celles-ci!)
- Calcification extra-osseuses (pas grave, on y perd rien!)
- Psychose (tous les adolescents sont un peu fous)
- Dépression (activité cérébrale réduite de 20% dans le lobe frontal – les labos Roche ont été poursuivis en justice dû a des cas de suicide après avoir obtenu la preuve de l’effet sur des souris)
- Maladie dégénérative de disque et maladies osseuses persistantes après la fin du traitement (vous dites spondylo?)

On me pose souvent la question « Quel est le meilleur régime alimentaire? » ou bien « Quelle est la meilleure façon de manger? » J’ai donc pensé qu’il serait utile d’écrire un article sur le sujet, car la réponse n’est pas aussi simple que l’on pourrait le croire. En fait, il n’y a pas même pas de vraie réponse, ou bien si, il y en a une, mais elle risque de ne pas en contenter beaucoup: « La meilleure façon de manger, c’est celle qui vous convient, c’est-à-dire celle qui vous permet de vous sentir le mieux. »

Bon, d’accord, je vais élaborer un minimum :) En premier lieu, lorsque l’on traite de santé, pour ne pas tomber dans le piège de la vision fragmentée, il s’agit de toujours replacer l’alimentation comme l’UN des facteurs du contexte global de l’environnement naturel, MULTI-factoriel, qui permet d’atteindre son plein potentiel. Je répète souvent autour de moi que manger cru ne sert pas à grand-chose si on ne dort que 5 heures par nuit… Il est donc bon de commencer par une analyse de son mode de vie afin d’y trouver le « maillon faible », le facteur de santé qui est le plus laissé-pour-compte, c’est-à-dire celui qui est le plus éloigné de son état naturel. Manger mieux, oui, c’est important, car la plupart des gens ne mangent pas correctement, mais ce n’est pas forcément cela qui donnera le meilleur gain de santé.

Ceci étant bien précisé, si l’on se concentre sur le facteur « alimentation », celui-ci est constitué d’une multitude de sous-facteurs, et il est donc sujet lui-aussi au piège de la vision fragmentée. Ce n’est pas parce que l’on mange « 100% cru », parce que l’on consomme de la spiruline ou un autre aliment miracle que l’on se sentira mieux. Malgré mes éloges pour le livre « Le Régime 80/10/10″ du Dr Graham, je dois avouer que ce livre n’est pas une recette miracle qui conviendra à tout le monde. Si il est un livre très important pour moi c’est surtout parce que c’est celui qui m’a initié à l’hygiénisme, en dépassant souvent le contexte du facteur « alimentation ». Aucun régime, aucune recette, aucun écrit ne peut prendre en compte l’unicité de chaque personne et proposer une alimentation convenant parfaitement à sa situation propre. Le seul moyen d’améliorer notre santé est de nous étudier nous-mêmes, de comprendre notre fonctionnement propre, d’expérimenter, de réaliser et accepter nos erreurs, puis de les corriger, et souvent aussi, de DES-apprendre ce que nous pensons être des vérités afin de pouvoir mieux RE-apprendre, car notre éducation nous a lavé nos cerveaux d’une manière telle que nos idées et principes sont souvent contraires à la Nature, notre vraie Nature Humaine.

Pour vous faciliter votre travail d’étude et d’expérimentation personnelle, je vous propose la liste d’indications ci-dessous, qui je pense devrait vous permettre d’avancer dans la bonne direction (leur ordre importe peu):

1) Mangez Végétalien: la nocivité de la consommation de laitages, de viande, de poisson et d’oeufs, surtout dans le contexte des élevages intensifs actuels n’est plus à prouver. Beaucoup d’études le prouvent, l’une des plus significatives étant sans doute celle publiée dans le livre « Le Rapport Campbell ».

2) Mangez autant de Fruits et Légumes que possible: tous les docteurs et nutritionistes du monde sont d’accord sur le fait qu’augmenter la quantité de ces aliments dans nos réfections ne peut être que bénéfique. Si votre alimentation est également composée d’aliments cuits ou autres types de nourriture, donnez au moins aux fruits et légumes crus leur méritée place de rois: mangez-les en premier, lorsque votre estomac est vide. (Il est généralement néfaste de les placer en fin de réfection.)

3) Mangez Cru: la cuisson tue les aliments. Elle les transforme, les rendant parfois même cancérigènes, les prive de leurs enzymes, est responsable de la leucocytose digestive, etc.

4) Mangez Complet: le raffinage, c’est-à-dire l’extraction par des procédés mécaniques et/ou chimiques d’un ou plusieurs composants d’un aliment, est contraire à la nature. Ceci est vrai autant pour les aliments crus, comme les huiles « premières pression à froid », que pour la farine ou tout autre poudre végétale, ainsi que les vitamines, superaliments, « Actimels » et potions magiques… Notre système digestif est conçu pour digérer les aliments dans leur état naturel, avec leurs fibres.

5) Mangez Frais: les fruits et légumes perdent un nombre impressionnant de leurs nutriments en seulement quelques heures après leur cueillette. Ne parlons même pas des aliments emballés, transportés, importés, desséchés, etc., qui sont des aliments morts!

6) Mangez Mûr: une banane dont la peau est jaune contient encore beaucoup trop d’amidon pour être digeste. Avant de la consommer, il faut attendre qu’elle ait au moins beaucoup de tâches brunes pour s’assurer qu’une grande part de l’amidon ait été transformé en sucres simples, seuls les glucides simples étant assimilables par l’organisme. La difficulté voire l’impossibilité à digérer est générale pour l’état « vert » de tous les fruits, et parfois l’état « mûr » d’un fruit ne dure que quelques heures. Savoir choisir/cueillir un fruit « à point », et savoir faire mûrir les fruits sont des compétences longues à acquérir!

7) Mangez Biologique: le monde du bio se développe et devient peu à peu une industrie de masse, avec tous ses problèmes (notamment éthiques), mais pour ceux qui ne peuvent pas planter et récolter dans leur jardin ou celui de leur voisin, c’est sans doute la meilleure garantie de qualité, car la certification bio assure une utilisation minime des insecticides, pesticides et engrais non-naturels.

8) Mangez Peu de Matières Grasses: les lipides sont difficiles à digérer, ont besoin de sécrétions gastriques spécifiques et peuvent ralentir la digestion de plusieurs heures. Des études montrent qu’une contribution de plus de 15% de nos besoins caloriques par les lipides n’est pas favorable à la santé. L’une des erreurs majeures commise par les végétariens, les végétaliens et surtout les crudivores est d’augmenter leur consommation de lipides, et leur niveau de santé est alors plus faible qu’avant leur changement de régime alimentaire.

9) Mangez selon Votre Faim: réapprendre à écouter les messages de son corps est primordial. La sensation de faim est très différente de la sensation d’appétit, c’est ce qui explique que l’on éprouve pas de sensation de faim avant 2, 3 voire 4 semaines durant un jeûne à l’eau. Un corps malade n’a pas faim. Manger selon un horaire précis n’est pas naturel. Chaque jour nos besoins sont différents.

10) Mangez en Modération: sur n’importe quel régime alimentaire il est possible de manger trop. On le fait souvent pour des raisons émotionnelles, pour fuir nos soucis et notre anxiété, car la grande énergie utilisée par la digestion réduit l’activité du cerveau. Dépasser les capacités digestives de l’organisme rend léthargique… D’autre part, des études concluent que les personnes qui sortent des repas avec « encore une petite place dans l’estomac » ont une meilleure espérance de vie.

11) Mangez Simplement: moins on prépare, moins on mixe, découpe, presse, et moins on fait de recettes compliquées, moins on recherche la subtilités multi-goûts en faisant des mélanges, plus simple sera la digestion et plus facile sera l’absorption des nutriments par le système digestif. C’est un mythe de penser qu’il faille varier les aliments au jour le jour.

Il existe peut-être quelques situations exceptionnelles, pour lesquelles l’une ou plusieurs de ces indications ne seraient pas les plus appropriées, comme par exemple pour des personnes cancéreuses en phase terminale, mais je prends le risque de les publier car si tout le monde les prenait en compte la Sécu ferait sans doute faillite demain.

Bonne étude de vous-mêmes, et bonne route!

Lorsque j’ai dû arrêter brusquement la pratique de toute activité sportive à cause de ma blessure à l’articulation sacro-illiaque en 2008, j’étais dans la période de ma vie la plus intense, celle où j’abusais de mon corps et me stimulais continuellement par tous les moyens possibles, dans une sorte d’échappatoire du monde dont les idées ne me convenaient pas. Je courais près de 100km par semaine et ne dormais parfois que 6 heures par nuit. Et du jour au lendemain, le nombre d’heures que je passais à faire du sport m’étaient devenues disponibles pour réfléchir, car c’était la seule activité que je pouvais faire dorénavant…

Je ne savais pas encore que ma blessure était le premier signe de ma spondylarthrite ankylosante, mais une petite voix intérieure me recommendait de prendre du repos et d’analyser mon mode de vie. Ayant toujours voulu optimiser mes performances, j’avais un attrait particulier pour la nutrition et la santé en général mais je n’avais jamais pris le temps de de me documenter sérieusement sur le sujet. Avec ce surplus de temps libre je naviguais sur Internet et lisais tout ce que je trouvais au sujet de l’alimentation vivante. Je découvris que manger cru, et manger beaucoup de fruits et légumes était non seulement une recommendation de tous les nutritionistes mais j’obtins également la conviction que c’était un regime bien plus adapté à notre physiologie. J’eus la chance de rencontrer un groupe de crudivores qui me présenta le livre « The 80/10/10 Diet » du Dr Doug Graham. J’achetai ce livre immédiatement, et il fût une révélation. Les explications du Dr Graham étaient si logiques que je décidai du jour au lendemain de changer radicalement d’alimentation en me tournant vers le régime 811rv. Cela ne pouvais être que bénéfique pour la guérison de ma « blessure ». Le futur me donnera raison: aujourd’hui, après plus de 2 ans sur le régime je recours 50km par semaine en moyenne. Je me considère même complètement guéri puisque je n’ai plus aucun symptôme!

Après quelques temps sur le régime je contactai le Dr Graham directement pour lui demander si il était intéressé par une traduction française de son ouvrage. Je n’avais aucune expérience de traduction et mon niveau d’anglais n’étais pas plus que raisonnable, mais ma motivation était extrême car pour moi ce livre marquait déjà le départ d’une nouvelle vie, et il me fallait transmettre ce que j’avais appris à ma famille et à tous les francophones du monde. L’information était trop importante, il était impossible de ne pas la partager. Je commençais alors à traduire, mais ma vie de famille enfants ne me laissais que très peu de temps pour avancer. Je traduisais phrase après phrase mais ne parvenais jamais à atteindre un rythme de croisière. Au jour d’aujourd’hui je n’ai réussi qu’à traduire les premiers chapitres et il reste encore la majeure partie du livre à traiter.

Couverture du Livre "The 80/10/10 Diet"

Voila, c’était une introduction plutôt détaillée… tout ça pour vous annoncer que grâce au réseau C’Cru où j’ai rencontré des personnes formidables, j’eus l’idée de transformer cette traduction en un travail d’équipe, en demandant de l’aide à tous ceux qui veulent bien contribuer, de manière bénévole, à ce travail. La semaine dernière, je contactai donc à nouveau le Dr Graham pour lui demander son accord, et je viens de le recevoir! Il est tout à fait d’accord! Sur C’Cru, plusieurs personnes se sont déjà portées volontaires! Quel bonheur, je suis vraiment comblé d’avoir pu trouver des amis près à donner de leur temps pour une si bonne cause. Le projet est donc officiellement relancé, et en voici les modalités:

- Toute personne intéressée par la traduction ou la relecture devra remplir le petit questionnaire de la page « Traduction 80/10/10″.

- Le projet est 100% basé sur le bénévolat. Le seul gain des traducteurs, ce sera leur nom inscrit dans le livre et une copie du livre en langue française.

- Le Dr Graham versera une contribution financière de 1 dollar US par livre vendu, pendant 10 ans. Cet argent sera intégralement reversé à la communauté C’Cru (par exemple pour financer sa pérénnité sur Ning devenu payant) et des projets en relation avec l’alimentation vivante ou l’hygiénisme.

- Il n’est pas certain à ce jour qu’une publication papier soit effectuée. Le Dr Graham n’a pas encore tranché définitivement mais il pense plus à une publication sous forme de livre électronique pour l’instant. Ce n’est peut-être pas si mal car avec un prix plus réduit la diffusion du livre dans le monde francophone sera sans doute accélérée!

Vous êtes intéressé(e)? Alors entrez en contact avec moi dès maintenant! Une traduction en équipe c’est un exercice ultra-divertissant!

Encore un jeu de mots me direz-vous? C’est exact… Ou bien même jeu de maux, si vous préférez :) C’est que je les aime bien. Mais il me reste beaucoup à faire pour parvenir à une maîtrise du langage pareille à celle de Raymond Devos – j’ai beaucoup d’admiration pour lui, même si c’est à titre posthume!

Cette fois, par contre, je dévoilerai le sens de mon gros titre sans attendre. « Purée de Poids », c’est pour l’image « épais brouillard ». Purée, ça fait un peu « Pomme de Terre » et rappelle le mythe des sucres lents. Le « Sur » de « Surpoids », c’est pour l’effet pesant, et aussi pour l’obésité symbolisant la direction dans laquelle la société moderne nous entraîne: elle nous encourage à la malbouffe, qui a pour conséquence la cascade de maladies, « modernes » elles aussi, mais qui nous rappellent que notre Nature, qui n’a que très peu changée depuis des millions d’années, n’est pas encore aussi contrôlable et prédictive que celle d’un robot. Chassez le Naturel… Vous connaissez la suite! Les maladies cardio-vasculaires, le cancer, les maladies auto-immunes, c’est nous-mêmes qui les avons créées de toutes pièces, et ce, très récemment. L’homme de cro-magnon, lui, comme toute créature animale vivant selon les règles propres à sa Nature, ne connaissait pas ces graves affections. Tenez, un petit défi: essayez-donc de me trouver un animal sauvage qui soit diabétique, sur la surface entière de la toile du Net: vous ne risqueriez qu’une seule chose à effectuer cet exercice: de vous endormir devant votre écran – ce qui cela-dit ne serait pas un grand mal car comme la majorité des gens vous avez sans doute du sommeil à rattraper ;)

Mais quel est-donc cet épais brouillard alors? Désolé, il est si difficile de garder le fil de mon message lorsque le sujet est si vaste et qu’il y a tant de choses à dire. Je veux en fait parler de la clarté mentale qui est liée à l’adoption d’une alimentation saine. Vous le savez sans doute, et l’avez-vous même probablement déjà vécu: lorsque l’on cesse de manger pendant assez longtemps nos idées s’éclaircissent. Ce fait est confirmé par la majorité des religions qui encouragent le jeûne alimentaire pour permettre d’atteindre un niveau supérieur de conscience, souvent dans le but d’améliorer la qualité de ses prières ou méditations. Gandhi, par exemple, était un pratiquant régulier du jeûne qui ne jeûnait pas seulement lors de ses fameuses grèves de la faim.

Aimeriez-vous connaître une plus grande clarté mentale? Voulez-vous sortir de cet épais brouillard qui vous noircit continuellement l’esprit, même si vous vous y êtes déjà bien habitués? Alors mangez cru! Il n’est même pas nécessaire de jeûner, il suffit de cesser la consommation d’aliments morts, les aliments cuits. Tournez-vous vers les aliments vivants, ceux que la Nature nous offre dans leur état « prêts a être consommes »: les fruits et les légumes crus, aussi frais que possible. Ils boosteront votre clairvoyance, je vous le promet, et ceux, au bout de quelques jours seulement. Lorsque vous vous rendrez compte de l’augmentation de votre capacité de réflexion, de votre nouvelle efficacité au travail, de votre humeur positive devenue permanente, de l’absence totale de tentations et de leurs comportements destructifs associés, de votre respect de soi, je vous garantis que vous considérerez le régime alimentaire établi comme standard comme bien moins normal…

Après plus de deux ans d’alimentation 100% crue, je peux en témoigner. Je peux vous dire que si la clairvoyance était le seul bénéfice à tirer de l’alimentation crue, ce serait personnellement un motif suffisant pour poursuivre ce régime alimentaire. En effet, après une semaine de crudivorisme, mes idées étaient devenues si claires que je ne pouvais plus faire marche arrière. C’est bien simple: je me suis découvert moi-même, grâce a l’alimentation crue. J’ai même la conviction que cela m’a permis d’ETRE moi-même pour la première fois de ma vie. Cette découverte fut difficile à accepter au départ. Retirer son masque n’est pas facile et oblige à faire face à une quantité de problèmes, principalement émotionnels, dans ses relations avec ses proches, et surtout dans sa relation avec soi-même. Mais j’ai persévéré car ma personnalité est un peu celle d’un explorateur, d’une personne qui désire trouver ses limites. Après avoir découvert qui j’étais, j’ai donc remis un a un les points sur les i et je me suis rétabli. Sur mon lieu de travail, mes capacités mentales me permirent d’être tellement plus efficaces que je fus promu. Je suis passé d’un état d’esprit « ultra sur-stimulé » à un état d’esprit paisible et bien plus respectueux de ma Nature.

Alors que pensez-vous d’un essai de votre côté? Auriez-vous l’audace de tester quelques jours l’alimentation 100% crue? Vous pourriez profiter des dernières chaleurs de l’été pour réaliser cette expérience, car l’abondance de fruits délicieux en cette saison rend cela bien plus facile. Durant l’essai, prenez conscience des bienfaits mentaux. Prêtez aussi attention aux messages que vous enverra votre corps, sachant que ceux-ci pourront être négatifs, du fait de la détoxication qui prendra place. Ma propre expérience: la première semaine j’eus des symptômes assez aigus d’angine avec mal de gorge, mais à ma surprise sans aucune fièvre. La clairvoyance, par contre, est quasiment immédiate, car les fruits et légumes crus sont si faciles à digérer que votre corps ne dépense plus autant d’énergie pour la digestion et cette énergie devient directement disponible pour votre cerveau.